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J’y ai aussi retrouvé des aspects beaucoup moins connus de son histoire. En mai 1977, lors de sa première entrevue télévisée connue, il est présenté de façon anonyme. Quelques années plus tard apparaissent un centre, un journal, une maison d’édition, des séminaires, puis des structures et des projets économiques aujourd’hui presque oubliés, du Groupe Zennor aux projets du Costa Rica et de Roche Sauvage, en Haïti.
L’enquête suit aussi l’histoire concrète de ses publications : les livres parus de son vivant, les textes issus des entretiens et des conférences, les projets annoncés dont aucun exemplaire n’a été retrouvé, tels Le Mystère de la Femme, The Sidekick Connection ou L’Orgueil des anges, sans oublier les personnes qui ont révisé, édité, traduit et transmis ces écrits. Elle tente enfin de comprendre ce qu’est devenue l’œuvre après sa mort : un ensemble immense, sans institution centrale, préservé par des copies multiples mais privé, du même mouvement, d’une partie de son histoire documentaire.
Au fil du récit, un autre Bernard apparaît : l’homme qui voyage, travaille, construit des projets, parle jusqu’au milieu de la nuit, aime les beaux vêtements, se laisse attendrir par un lièvre ou se moque de sa propre visite chez une voyante. Ces fragments permettent ainsi de retrouver l’homme derrière la voix. |