3e journée de Mini Rencontres
10 février 1981
De l’ancienne psychologie à la conscience mentale

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Bernard de Montréal
3e Mini Rencontre  10 février 1981 (4h15)
MR-012 : Développement de la centricité
Mini Rencontres

Introduction

La journée du 10 février 1981 prolonge directement le mouvement amorcé lors de la rencontre du 3 février, mais en le déplaçant vers un niveau plus intérieur et plus avancé du processus.

La deuxième journée montrait surtout la destruction progressive de l’ancienne psychologie humaine : perte d’autorité de la pensée, désorganisation des formes psychologiques, émergence de la vibration comme nouveau critère de réalité, transformation du rapport au temps, à la relation et à l’intelligence.

Le 10 février, Bernard de Montréal ne revient plus principalement sur la mécanique de destruction elle-même. Il s’intéresse davantage à ce qui commence à apparaître lorsque cette désorganisation devient plus profonde : développement de la centricité, réorganisation de la personnalité, modification du rapport à l’expérience, sortie progressive du psychisme, critique des illusions occultes, transformation de la relation entre conscience et intelligence, puis ouverture vers une mutation plus collective de l’Homme.

À travers les six conférences de cette journée, un même déplacement traverse constamment le matériau : l’homme cesse progressivement de fonctionner à partir de la psychologie, de l’émotion, des formes mentales héritées ou du besoin de support intérieur. Une autre organisation commence lentement à apparaître, plus vibratoire, plus centrique et plus directement reliée à l’intelligence.

La progression de la journée ne suit pas un enseignement théorique au sens classique. Chaque conférence agit plutôt comme un angle d’observation différent d’un même processus de transformation. Bernard de Montréal montre comment certaines structures psychologiques deviennent progressivement insuffisantes pour soutenir une conscience plus directe, et comment cette pression modifie à la fois la pensée, la perception, les relations humaines, le rapport au savoir et la structure même de l’ego.

Cette dynamique traverse toute la journée : ce qui était auparavant soutenu par la psychologie tend progressivement à être remplacé par un rapport plus immédiat à la vibration, à l’énergie et à l’intelligence réelle.

 

Thèmes abordés

  • Développement de la centricité
  • Sortie progressive du psychisme
  • Transformation de l’expérience humaine
  • Désorganisation des structures psychologiques
  • Action de l’âme sur la personnalité
  • Distinction entre vibration et psychisme
  • Critique des illusions occultes et du sixième sens
  • Émergence de la conscience mentale objective
  • Mutation de la conscience humaine (sixième race)
  • Passage de la psychologie à l’intelligence

Dynamique globale de la journée

Les six enregistrements du 10 février 1981 dessinent un mouvement continu autour d’un même processus : la sortie progressive de l’homme hors de la conscience psychologique.

La journée s’ouvre avec le développement de la centricité et la désorganisation progressive des mécanismes psychologiques habituels. Bernard de Montréal montre ensuite comment l’expérience humaine agit en tant que mécanisme initiatique de transformation. Puis vient l’approfondissement de la relation entre l’âme, la personnalité et l’énergie avant que ne s’opère  une rupture majeure avec la critique du sixième sens psychique et des illusions occultes.

À partir de là, Bernard élargit le processus vers une mutation plus collective en sixième race, avant de recentrer finalement toute la dynamique sur l’émergence d’une conscience supramentale.

Tout au long de cette progression, plusieurs axes demeurent constants :

  • destruction des formes,
  • diminution de la subjectivité,
  • transmutation du rapport aux émotions,
  • ajustementvibratoire,
  • développement de la centricité,
  • et remplacement progressif de la psychologie par l’intelligence.

Il n’est jamais promis une amélioration psychologique de l’homme.

Au contraire, il est décrit comment et pourquoi ce psychisme devient progressivement insuffisant pour supporter une conscience plus directe.

L’homme nouveau décrit par Bernard de Montréal n’est pas défini par des croyances, des phénomènes psychiques ou des idéologies nouvelles. Il se caractérise par une transformation du rapport même à la conscience, à l’intelligence et à la vibration au travers de l’expérience.

C’est précisément cette mutation que la Mini Rencontre du 10 février 1981 explore sous différents angles : individuel, initiatique, vibratoire, psychique et collectif.

1. Le développement de la centricité et la sortie du psychisme

La journée du 10 février 1981 démarre sur une transformation : le déplacement progressif de l’homme hors du psychisme. Bernard de Montréal ne décrit pas ici une amélioration psychologique, ni un perfectionnement moral, mais une modification de structure.

L’homme cesse progressivement de fonctionner uniquement à partir de ses réactions psychologiques habituelles. Quelque chose d’autre commence à prendre sa place : une nouvelle organisation de la conscience.

La centricité et la sortie du fonctionnement psychologique

Dans MR-012, cette transformation est directement reliée à la centricité. L’homme cesse peu à peu de réagir à partir de ses formes psychologiques habituelles. Les décisions, les mouvements, les ajustements ne sont plus produits de la même manière. Ce déplacement ne repose pas sur une réflexion plus poussée, mais sur une relation différente à l’énergie.

Et ce changement implique une rupture fondamentale avec le fonctionnement psychologique traditionnel. L’ego n’agit plus à partir de ses préférences, de ses peurs ou de ses sécurités émotionnelles. Il devient progressivement traversé par un mouvement qu’il ne contrôle plus psychologiquement.

Dans ce premier enregistrement, Bernard de Montréal relie directement cette transformation à une sortie progressive du fonctionnement psychologique habituel. La centricité ne correspond plus à une position morale ou intellectuelle, mais à une réorganisation du mouvement intérieur à partir de la vibration.

L’homme doit en arriver à être centrique, autrement dit à ne plus être ballotté psychologiquement par les forces qui passent dans son mental.

MR-012 Agir à partir de la vibration
Extrait de : MR-012 : Développement de la centricité
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Citation sonore

« C'est ça être mental ou supramental. C’est être capable d’agir à partir de la vibration et non à partir de la psychologie ou de la valeur psychologique de l’action. Là tu es neutre, tu ne peux pas souffrir de ton action. Laisse-moi te dire que l’action, elle fait son travail. »

MR-012

Cette notion apparaît déjà très nettement dans les conférences précédentes :

« Quand vous serez conscientisé, la raison que vous aurez ça sera une raison qui sera totalement centrique, qui sera basée sur une vibration intérieure qui n’aura rien, absolument rien à faire avec l’équilibre entre le vrai et le faux… » MR-004

La centricité ne correspond donc pas à une position intellectuelle plus équilibrée. Elle implique la fin progressive du fonctionnement par opposition psychologique : vrai/faux, bon/mauvais, raison/tort. L’homme commence à fonctionner à partir d’une vibration intérieure qui détermine directement le mouvement.

Action vibratoire et disparition de la réaction psychologique

 

C’est précisément ce que développe MR-012 lorsqu’il oppose action vibratoire et réaction psychologique. Tant que l’homme réagit psychologiquement, il demeure prisonnier de ses émotions, de ses formes mentales et de ses réflexes subjectifs. Il continue de souffrir parce qu’il demeure impliqué dans ce qu’il vit.

Bernard de Montréal insiste alors sur le fait que cette implication psychologique provient du fait que l’homme demeure encore identifié à ses réactions plutôt qu’à la vibration qui traverse son expérience.

La réaction psychologique maintient donc l’ego dans une mécanique de compensation, d’interprétation et de défense intérieure. La centricité commence précisément lorsque cette réaction perd progressivement son autorité.

À l’inverse, l’action vibratoire réduit progressivement cette implication psychologique. L’homme agit davantage à partir du mouvement de l’énergie que de ses réactions subjectives habituelles. Cette transformation modifie profondément le rapport à l’action et à la décision.

Une formulation extrêmement proche apparaît déjà dans MR-004 :

« Faites-les vos mouvements, quand vous serez assez sensible à l’énergie, vous verrez que vous ne pouvez pas faire un mouvement sans qu’il y a de l’énergie qui vous dirige. » MR-004

Le mouvement juste ne vient donc plus d’une analyse psychologique préalable, il résulte d’un ajustement vibratoire. Plus l’homme devient sensible à cette énergie, moins il fonctionne à partir de son ancienne structure mentale.

 

La conscience mentale et la diminution de la subjectivité

Cette mutation entraîne une diminution progressive de l’implication psychologique dans l’action. Dans l’ancienne psychologie, l’individu demeure constamment identifié à ses décisions, cherche à se justifier et tente de maintenir une cohérence intérieure. Cette implication entretient le psychisme.

Lorsque la conscience devient plus centrique, cette mécanique commence à se désagréger. Bernard de Montréal décrit alors une action de plus en plus impersonnelle, dégagée de la réaction émotionnelle. Cette neutralité n’est pas une froideur psychologique. Elle correspond à une diminution de la subjectivité.

Dans MR-017, Bernard de Montréal rattache directement cette transformation à l’émergence d’une conscience mentale moins dépendante des réactions subjectives habituelles.

MR-017 L’évolution est mentale.
Extrait de : MR-017 : La nouvelle conscience de l'homme
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Citation sonore

« Mais quand je vous dis que les forces de la lumière sont encore plus terribles que les forces des ténèbres, c’est ça. C'est des chiens. C'est des chiens parce que notre niveau de conscience est très bas. On est extrêmement primitif sur la planète Terre. Il faut que vous considériez, puis que vous compreniez, que votre évolution supramentale, ce n’est pas une évolution spirituelle, c'est une évolution totalement mentale. On passe du cycle de l’évolution psychique de l’Homme à l’évolution mentale de l’Homme.»

MR-017

La conscience mentale ne cherche donc plus continuellement à se sécuriser psychologiquement. Elle devient progressivement capable de fonctionner à partir d’un rapport plus direct avec la vibration et les lois de l’énergie, sans avoir besoin constamment de support intérieur ou de confirmation à travers la pensée, les émotions ou les réactions d’autrui. La pensée elle-même cesse progressivement d’occuper sa fonction centrale.

Cette dynamique était déjà préparée dans les journées précédentes :

« Tant que l’on pense, on est incapable de voir. » MR-001

La conscience mentale décrite dans MR-017 ne correspond donc pas à une pensée plus performante. Elle implique au contraire une diminution progressive de l’identification à la pensée.

L’homme continue de penser, mais la pensée cesse d’être le centre de gravité de sa conscience.

Désorganisation intérieure et transformation vibratoire des corps

À partir de là, un autre type de perception devient possible. L’individu commence à fonctionner davantage par vibration directe que par traitement psychologique des événements. Les réactions émotionnelles ralentissent. Les mécanismes d’analyse deviennent moins compulsifs. L’ego cesse peu à peu de vouloir intervenir partout.

Cette sortie du psychisme produit néanmoins une phase de désorganisation importante. L’ancienne structure continue d’exister pendant que la nouvelle conscience commence à apparaître. Les deux fonctionnements coexistent temporairement.

Dans MR-014, Bernard de Montréal rattache ce conflit à la relation entre l’âme et la personnalité. La personnalité humaine tente de maintenir ses formes habituelles pendant que la vibration de l’âme agit sur les corps et transforme la structure intérieure. Cette confrontation progressive entre les anciennes structures psychologiques et une vibration qui agit désormais directement sur les corps de l’homme crée une tension intérieure constante.

En résulte une phase de désorganisation intérieure parce que la personnalité tente simultanément de préserver ses anciennes sécurités psychologiques pendant que la vibration agit dans une autre direction. La pression ressentie peut aller jusqu’à un ressenti d’isolement. L’homme ne peut plus fonctionner totalement comme avant, mais il n’est pas encore stabilisé dans une conscience nouvelle.

Le fonctionnement psychologique habituel commence alors à apparaître comme une structure conditionnée plutôt que comme une expression réelle de la conscience.

Ce déplacement est essentiel dans la dynamique globale de la journée. Bernard de Montréal ne cherche pas à améliorer la psychologie humaine ; il montre progressivement pourquoi elle devient insuffisante pour supporter une conscience plus avancée.

La centricité apparaît alors comme une condition fondamentale de la conscience mentale. Sans elle, l’ego récupère immédiatement l’énergie à des fins psychologiques : pouvoir, sécurité, valorisation, contrôle ou interprétation.

À mesure que cette centricité se développe, l’homme devient moins réactif intérieurement. Il cesse progressivement de vivre dans un état constant de tension psychologique face aux événements, aux relations ou à lui-même.

Le mouvement de conscience change de nature.

L’homme ne fonctionne plus principalement à partir de l’émotion, de la mémoire, de la justification ou de la réaction. Il commence à fonctionner à partir d’un mouvement vibratoire plus direct, plus impersonnel et plus stable.

Cette stabilisation progressive de la conscience mentale transforme également la perception même de l’expérience humaine. L’homme cesse graduellement d’interpréter les événements à partir de son ancienne subjectivité psychologique.

La vibration devient alors plus importante que la réaction subjective qu’elle produisait auparavant dans le psychisme humain.

Et c’est précisément cette sortie progressive du psychisme qui prépare les axes suivants de la journée : l’expérience initiatique, la psychologie de l’âme, la critique du sixième sens psychique, puis finalement l’émergence d’une conscience mentale nouvelle.

2. L’impact de l'expérience humaine sur la transformation

L’ajustement par l’expérience

Avec MR-013, deuxième partie de ce séminaire, la journée se déplace vers une autre mécanique fondamentale : l’expérience humaine n’est plus abordée comme une succession d’événements psychologiques, mais comme un processus d’ajustement destiné à transformer l’ego.

Bernard de Montréal retire progressivement à l’expérience sa valeur morale, émotionnelle ou existentielle habituelle. Les événements cessent d’être interprétés principalement en fonction du plaisir, de la souffrance, de la réussite ou de l’échec. Ils deviennent des mécanismes de pression sur la structure psychologique de l’homme.

MR-013 retire précisément à l’expérience sa signification psychologique habituelle. L’événement cesse progressivement d’être vécu comme une injustice, une récompense ou une fatalité personnelle.

    1. l’expérience n’est pas psychologique,
    2. elle agit pour transformer l’Homme,
    3. la souffrance / les problèmes servent de mécanisme de transformation.
MR-013 Rôle des expériences puissantes
Extrait de : MR-013 : Anatomie de l'expérience humaine
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« Les expériences puissantes dans notre vie qui nous donnent de la souffrance sont essentielles pour que nous puissions dépasser quelque chose en soi qui doit être dépassé. Un être peut posséder en lui-même une faille essentielle qui doit être détruite, pendant que le reste de son action personnelle est suffisamment harmonieuse pour que la vie semble aller bon gré. Mais s’il y a une faille quelque part dans le temps, cette faille sera révélée dans son expérience et le choc de l’expérience servira à l’éliminer totalement pour que cette personne arrive à un niveau supérieur d’évolution. »

MR-013

L’expérience change alors complètement de fonction. Elle devient un mécanisme de transformation plutôt qu’un simple vécu psychologique.

Ce déplacement est majeur, parce qu’il transforme entièrement la relation entre conscience et vécu.

Dans l’ancienne psychologie, l’homme vit les événements comme des réalités extérieures qui lui arrivent. Dans la nouvelle conscience, les événements deviennent des outils d’ajustement.

Cette logique était déjà annoncée dans les journées précédentes :

« Je vous avise que tous les problèmes de votre vie sont créés dans tous leurs aspects, dans toutes leurs conditions par l’intelligence supérieure qui est en vous. » MR-003

L’expérience n’est donc plus comprise comme accidentelle ou arbitraire. Elle est organisée selon une mécanique qui agit directement sur les corps, les formes psychologiques et les résistances de l’ego.

Souffrance, résistance et destruction des formes

MR-013 place cette mécanique au coeur de l’expérience humaine. Tant que l’homme demeure identifié psychologiquement à ce qu’il vit, il souffre parce qu’il interprète l’expérience à partir de ses émotions.

Il cherche à éviter certaines situations, à contrôler le déroulement des événements, à maintenir des sécurités psychologiques ou à préserver une image de lui-même.

Mais cette résistance produit elle-même la souffrance.

Dans MR-013, Bernard de Montréal rattache directement cette souffrance au maintien des anciennes structures psychologiques.

La souffrance ne provient donc pas uniquement des événements eux-mêmes, mais aussi de la difficulté de l’ego à supporter les transformations imposées par l’expérience. L’expérience agit alors comme une force de destruction des formes.

Dans MR-013, il explique que faute de volonté suffisante, le problème continue jusqu’à provoquer un seuil où l’homme est obligé d’agir vibratoirement.

MR-013 Ce qui amène à la centricité
Extrait de : MR-013 : Anatomie de l'expérience humaine
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« Avec le développement de la centricité, vous allez développer la volonté. Et les problèmes qui vont surgir dans votre vie, automatiquement vous serez obligé de mettre la hache dedans. Si vous n’avez pas la volonté pour mettre la hache dedans, parce que vous n'avez pas un taux de vibration suffisamment mental, vous souffrirez du problème jusqu’à temps que le problème vous aiguise les nerfs à un tel point que vous serez obligés vibratoirement de mettre la hache dedans. Et à ce moment-là votre taux de vibration sera obligé de changer, ainsi de suite, et c’est ça qui vous amènera vers la centricité. »

MR-013

Cette dynamique rejoint certains éléments déjà abordés dans les journées précédentes concernant le rapport de l’homme au temps, à l’action et à la volonté. Dans MR-013, Bernard de Montréal montre surtout que l’homme psychologique tente de préserver ses sécurités, ses attachements et ses habitudes de fonctionnement, même lorsque l’expérience agit directement contre ces structures.

La souffrance n’est alors plus simplement liée aux événements eux-mêmes. Elle apparaît dans la difficulté de l’ego à supporter les transformations imposées par l’expérience et dans son incapacité à agir vibratoirement tant que la volonté n’est pas suffisamment développée.

Donc plus l’homme tente de maintenir ses anciennes structures, plus la tension augmente.

Et la volonté est la clé.

L’expérience ne vise pas à préserver les sécurités psychologiques de l’homme. Elle agit au contraire sur les zones de faiblesse, les attachements et les structures émotionnelles que l’ego tente encore de maintenir. Tant que la volonté n’est pas suffisamment développée, l’homme demeure prisonnier du problème et de sa souffrance. L’expérience continue alors d’agir jusqu’à ce qu’un changement vibratoire rende l’action possible. Certaines conférences précédentes abordaient déjà la relation entre l’action, le temps et l’ajustement des mouvements dans l’expérience humaine.

Ainsi, l’expérience agit comme un mécanisme de transformation destiné à modifier certaines structures psychologiques et émotionnelles. MR-013 relie cette difficulté à dépasser certaines expériences au maintien de la subjectivité émotive dans la conscience humaine.

MR-013 Les douleurs de l’expérience
Extrait de : MR-013 : Anatomie de l'expérience humaine
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« Les douleurs de l’Homme sont toujours proportionnelles à l’émotion de l’Homme. Plus un Homme a d’émotion, plus il a de douleur. Et plus il a de douleur, plus il lui est difficile de voir objectivement la valeur de sa souffrance, parce que seulement la qualité d’une programmation de son émotion est directement liée à une valeur morale, à une valeur sociale, et cette douleur est toujours rejetée par l’ego comme étant trop dure, comme n’étant pas nécessaire, comme étant stupide, comme étant ridicule. Et pourtant c’est cette douleur qui est essentielle à l’Homme pour que son émotion, sa subjectivité émotive, puisse être transmutées en énergie mentale. »

MR-013

L’expérience initiatique et la désorganisation du psychisme

À ce niveau, l’expérience devient un outil de destruction progressive du psychisme.

Cette destruction ne se fait pas de manière abstraite. Elle agit à travers les relations humaines (tensions, pertes, conflits, attentes, frustrations) ou les périodes d’isolement.

Bernard de Montréal retire ainsi à l’expérience toute lecture sentimentale. Ce qui compte n’est pas la valeur psychologique de l’événement, mais sa fonction vibratoire.

Cette idée rejoint également ce qui était déjà développé dans MR-004 :

« Vous allez tellement être en maudit, après avoir fait un certain nombre de décisions, que vous allez ajuster vos corps automatiquement. » MR-004

L’ajustement ne vient donc pas d’une compréhension intellectuelle préalable. Il se produit par saturation, pression vibratoire et destruction progressive des mécanismes anciens.

C’est pourquoi Bernard de Montréal insiste constamment sur la nécessité de vivre l’expérience plutôt que de chercher immédiatement à la comprendre psychologiquement.

Dans MR-009, cette opposition entre compréhension intellectuelle et transformation réelle est formulée très clairement : il est impossible de comprendre par l'intellect et il est nécessaire de vivre l'expérience. Cette dernière devient alors un passage obligé de la transformation. Le mental humain ne peut pas simplement “comprendre” la vibration et continuer à fonctionner comme avant. Les corps doivent être modifiés par le vécu lui-même.

Cette logique explique aussi pourquoi la journée revient constamment sur :

  • la destruction des formes,
  • la pression mentale,
  • l’instabilité intérieure,
  • les périodes de vide,
  • et la perte progressive des anciens repères psychologiques.

L’expérience agit comme une force de désorganisation contrôlée.

L’ego perd progressivement ses anciens mécanismes d’orientation : ses certitudes, ses références émotionnelles, ses systèmes de protection, ses structures d’interprétation.

Et cette désorganisation est nécessaire, parce qu’elle prépare l’émergence d’un autre mode de fonctionnement.

MR-014 approfondit précisément cette dimension en montrant comment la vibration de l’âme agit directement sur la personnalité humaine et produit une réorganisation intérieure beaucoup plus profonde que la simple compréhension psychologique.

L’expérience initiatique devient alors le lieu concret où se produit la transformation vibratoire de l’homme.

Cette transformation ne peut pas être produite volontairement par l’ego. Elle passe nécessairement par des phases de pression, de désorganisation et de confrontation avec les limites psychologiques anciennes.

MR-014 prolonge directement cette mécanique en montrant que la vibration agit désormais jusque dans les corps de l’Homme pour réorganiser sa conscience.

MR-014 Ne pas rationnaliser ses actions
Extrait de : MR-014 : Psychologie vibratoire de l'âme
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« Apprenez à vivre selon vos vibrations, puis à ne pas rationaliser vos actions. Ça, c’est bien important parce que quand vous rationalisez vos actions vous créez un égrégore, vous le remplissez, vous le remplissez, vous le remplissez, vous le remplissez et éventuellement vous n’êtes plus capables d’en sortir, de cet égrégore-là, Ne rationalisez pas ! Ne rationalisez pas. Mettez-vous sur la loi d’action, tout le temps sur la loi d’action, la loi d’action, la loi d’action, la loi d’action. Ça fonctionne tout le temps. Ça peut créer des chocs, mais ça fonctionne tout le temps. »

MR-014

L’expérience initiatique cesse alors d’être simplement psychologique. Elle devient un processus réel de transformation vibratoire.

3. La psychologie de l’âme et la désorganisation de la personnalité

L’action vibratoire de l’âme sur la personnalité

Avec MR-014, la journée franchit un seuil supplémentaire. Après avoir montré la sortie progressive du psychisme puis le rôle initiatique de l’expérience humaine, Bernard de Montréal déplace maintenant l’analyse vers une mécanique plus profonde : le rapport entre l’âme, la personnalité et la vibration. Ce déplacement est important, parce qu’il retire encore davantage à la psychologie humaine sa position centrale. L’homme ne se transforme pas uniquement parce qu’il comprend certaines choses sur lui-même. Il se transforme parce qu’une autre énergie agit progressivement à travers ses corps et modifie leur organisation.

Dans la troisième partie de cette journée, Bernard décrit précisément cette action comme une intervention vibratoire directe sur la structure intérieure de l’Homme. La transformation ne relève donc plus simplement d’une compréhension psychologique ou intellectuelle. Elle agit directement sur l’organisation vibratoire de l’individu. La personnalité humaine apparaît alors comme une structure provisoire, construite  à partir des émotions, des pensées, des mémoires, des réactions et des formes psychologiques accumulées.

Cette structure permet le fonctionnement de l’ego dans l’involution, mais elle devient progressivement insuffisante lorsque la conscience vibratoire augmente. Bernard de Montréal avait déjà formulé ce déplacement dans les journées précédentes  :

« L’ego, éventuellement, vit une expression de la nouvelle psychologie qui est une psychologie totalement personnelle, mais à la fois totalement universelle. » MR-005

Désorganisation psychologique et ajustement des corps

La nouvelle psychologie ne détruit donc pas l’individu au profit d’un collectif abstrait ou d’un idéal spirituel. Elle transforme le centre de gravité de l’homme. L’ego cesse progressivement d’être alimenté uniquement par ses mécanismes subjectifs. Il devient traversé par une vibration plus universelle.

La personnalité cherche naturellement la stabilité,  la sécurité, la continuité, la reconnaissance ou le maintien des formes connues.

Mais la vibration de l’âme agit dans une direction différente. Elle pousse l’homme vers une réorganisation intérieure qui détruit progressivement les anciennes structures psychologiques.

Cette action crée progressivement une opposition entre la personnalité psychologique et le mouvement réel de la conscience.

MR-014 L’instantanéité de sa conscience
Extrait de : MR-014 : Psychologie vibratoire de l'âme
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« ... il est essentiel pour cet Homme d’être capable de vivre dans l’instantanéité de sa conscience et non dans la psychologie de son désir, de son vouloir, sur des valeurs sociales amendées par une morale plus ou moins fausse de la réalité. »

MR-014

L’ego tente alors de maintenir ses sécurités, ses habitudes et ses références psychologiques, alors que la vibration agit précisément pour désorganiser ces anciennes structures. Cette pression crée un conflit intérieur constant.

L’homme sent qu’il ne peut plus fonctionner totalement comme avant, mais il n’est pas encore stabilisé dans une conscience nouvelle.

Cette phase produit souvent un état de confusion, de solitude ou de désorientation intérieure où l’Homme perd progressivement ses anciens points d’appui psychologiques.

Bernard de Montréal insiste alors sur le fait que cette désorganisation n’est pas accidentelle. Elle correspond à un ajustement vibratoire des corps.

Cette idée était déjà formulée très clairement dans le début de la deuxième journée :

« Pour que s’impose sur une planète une psychologie neuve, une science de l’âme, de l’ego puis de la personnalité, ça nécessite une destruction des formes. » MR-005

La vibration comme nouveau facteur d’organisation

La transformation ne se limite donc pas à une modification intellectuelle. Elle agit directement sur la structure vibratoire de l’individu.

C’est pourquoi Bernard de Montréal revient constamment sur l’ajustement des corps, la transmutation, le choc vibratoire ou la difficulté de supporter certaines énergies.

L’homme ne peut pas simplement “accepter” cette transformation psychologiquement. Il doit la vivre dans ses corps.

MR-014 approfondit également la question de la solitude initiatique. À mesure que la vibration change, l’individu devient moins compatible avec certaines formes de relations psychologiques anciennes.

Ce phénomène avait déjà été décrit dans MR-001 :

« Tout discours sur la valeur psychologique de la vie sera inutile, tandis que tout échange avec des êtres qui auront été ajustés vibratoirement vous permettra d’entretenir des propos à l’infini sur la nature des choses. »

L’isolement ne provient donc pas d’un rejet volontaire des autres. Il résulte d’un déplacement vibratoire de la conscience. Certaines formes d’échange cessent progressivement d’alimenter l’individu parce que leur structure demeure entièrement psychologique.

Dans MR-014, Bernard rattache également cette solitude au décalage vibratoire croissant entre l’Homme en transformation et les anciennes structures relationnelles.

Cette solitude ne correspond pas à un retrait volontaire du monde. Elle provient du fait que certaines formes relationnelles ne peuvent plus soutenir la nouvelle organisation de la conscience.

La transformation affecte également la perception de soi-même. La personnalité devient moins solide intérieurement et l’ego commence à voir que ses réactions habituelles ne correspondent plus complètement à ce qu’il vit vibratoirement.

Cette désynchronisation crée une tension importante.

L’Homme continue alors de fonctionner extérieurement à partir de certains réflexes psychologiques anciens, tout en sentant intérieurement qu’ils ne correspondent plus totalement à son mouvement réel.

Cette coexistence temporaire entre deux organisations de conscience produit une instabilité intérieure constante.

L’individu continue parfois à parler, à réagir, à vouloir ou à s’organiser psychologiquement, mais il sent simultanément qu’une autre mécanique agit derrière ces mouvements.

Le rapport à l’intelligence change également.

L’intelligence cesse progressivement d’être vécue comme une propriété personnelle. Elle devient un mouvement qui traverse l’homme.

Dans la deuxième journée de Mini Rencontres, Bernard de Montréal formulait déjà ce basculement avec précision :

« Puis il va réaliser que ce n’est pas lui, mais que ça passe par lui, à ce moment-là, son égocentrisme va être changé en centrisme, c’est ça la nouvelle psychologie. »  MR-004

Le problème fondamental de l’ego n’est pas simplement son orgueil moral ; c’est son identification à ce qui passe à travers lui.

Tant que l’homme croit que l’intelligence vient de lui, ou que la vibration lui appartient, ou que ses perceptions sont personnelles, il demeure prisonnier de la personnalité psychologique.

La psychologie vibratoire de l’âme commence précisément lorsque cette identification se fissure.

Cette transformation agit également dans les relations humaines. Bernard de Montréal montre que certaines rencontres deviennent impossibles dans l’ancienne psychologie parce que les personnalités demeurent incompatibles au niveau psychologique.

Mais lorsque les corps commencent à s’ajuster vibratoirement, un autre type de relation devient possible.

Bernard l’exprimait déjà très clairement le deuxième jour :

« C’est par la vibration qu’ils ont été amenés ensemble, pas par la psychologie, parce que leur personnalité était trop différente. » MR-007

Cette phrase prolonge directement la logique de MR-014. Les relations cessent progressivement d’être organisées uniquement par les goûts, les rôles, les projections, les sécurités affectives ou les structures sociales.

La vibration devient progressivement le facteur organisateur réel.

La souffrance initiatique

Mais cette transition demeure difficile, parce qu’elle détruit simultanément les anciens repères relationnels, émotionnels et psychologiques. L’homme entre alors dans une phase où il ne peut plus totalement s’appuyer ni sur son ancienne personnalité, ni encore sur une conscience pleinement stabilisée. C’est précisément dans cet intervalle que se développe la souffrance initiatique décrite tout au long de la journée.

MR-014 « Je ne cherche pas à vous inspirer confiance »
Extrait de : MR-014 : Psychologie vibratoire de l'âme
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« Je ne cherche pas à vous inspirer confiance. Je ne cherche pas à vous sécuriser. Je ne cherche pas à vous donner ce que vous désirez savoir. Je cherche simplement à vous transférer, sortir par des mots ce que je sais. Et le mode de relation avec ce que je sais et ce que vous-même découvrirez avec le temps, est directement proportionnel à votre propre niveau d’évolution et de sensibilité interne. Vous ne pourrez jamais clarifier dans votre esprit ce que je dis avec des mots, mais vous pourrez à un moment donné comprendre dans votre esprit ce que je désire transmettre à votre esprit. »

MR-014

C’est précisément cette récupération psychologique des mouvements vibratoires qui ouvrira la porte aux illusions du sixième sens et aux dérives psychiques analysées dans la section suivante. MR-014 prépare ainsi directement la rupture suivante : la critique du sixième sens psychique et des illusions occultes. Lorsque la personnalité commence à se désorganiser, l’ego tente souvent de récupérer psychologiquement ces phénomènes vibratoires à des fins psychiques, spirituelles ou égocentriques. Cette récupération ouvre directement la porte aux illusions du sixième sens et aux dérives psychiques analysées dans la section suivante.

4. Les illusions du sixième sens et les pièges du psychisme

Avec MR-015, la journée effectue une rupture extrêmement importante. Jusqu’ici, Bernard de Montréal décrivait la destruction progressive de la psychologie humaine, l’ajustement vibratoire des corps et la transformation de la conscience. Mais cette évolution voit apparaître un danger : l’ego peut récupérer les phénomènes vibratoires à travers le psychisme.

Le psychisme et la récupération de l’ego

Bernard établit cette distinction pour éviter la confusion entre conscience mentale et développement psychique. Dans MR-015, l’ouverture psychique ne constitue pas une preuve d’intelligence réelle : elle peut rester liée à la conscience subjective de l’ego, au petit moi, au désir de pouvoir ou à la curiosité mentale.

MR-015 Les pouvoirs de l’Homme solaire
Extrait de : MR-015 : Les illusions du sixième sens
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« Aussitôt que l’ego a conscience d’un pouvoir, il veut s’en servir. Dans la conscience solaire, l’homme ne peut pas se servir de ses pouvoirs, pas parce qu’il en n’a pas, mais parce qu’il n’y a pas de petit moi. »

MR-015

L’ego peut alors utiliser les perceptions, les facultés psychiques, l’écran mental, les expériences astrales ou les dons comme autant de supports à une nouvelle valorisation psychologique. Le problème n’est donc pas l’existence de ces phénomènes, mais leur relation avec l’ego et avec la personnalité.

Bernard de Montréal montre que les pouvoirs psychiques, dès qu’ils sont vécus à travers le petit moi, exposent l’homme à la domination, à la manipulation et à la confusion entre évolution de conscience et développement occultiste.

Cette distinction est centrale dans la journée, parce qu’elle empêche de confondre transformation vibratoire et fascination pour les phénomènes.

Le sixième sens, la médiumnité, la clairvoyance ou certaines perceptions astrales ne constituent pas une preuve d’intelligence réelle. Au contraire, tant que l’ego demeure psychologiquement impliqué dans ces phénomènes, ils peuvent renforcer l’illusion plutôt que la dissoudre.

Le problème n’est donc pas l’existence des perceptions psychiques. Le problème est la récupération psychologique de ces perceptions.

MR-015 montre que l’ego peut facilement utiliser :

  • sixième sens,
  • sens psychiques,
  • facultés psychiques extra-sensorielles,
  • déplacement/voyage astral,
  • écran mental,
  • pouvoirs,
  • parapsychologie,
  • mind control,
  • formes spirituelles,
  • magie blanche/noire.

L’homme croit alors évoluer, alors qu’il demeure prisonnier du psychisme.

Cette mécanique rejoint directement ce que Bernard de Montréal expliquait déjà à propos de l’ego dans les journées précédentes :

« L’ego, c’est une composition de pensées subjectives personnelles, c’est fondé sur une émotion très puissante… » MR-005

Le psychisme récupéré par l’ego demeure donc émotionnel, même lorsqu’il prend une apparence “spirituelle” ou “occulte”. Les phénomènes changent, mais la structure psychologique reste la même :

  • besoin de croire,
  • besoin de se confirmer,
  • besoin d’être spécial,
  • besoin d’interpréter,
  • besoin de sécurité intérieure.

MR-015 critique alors directement la fascination pour les phénomènes.

L’homme psychique devient attiré par les signes, les prédictions, les perceptions, les communications occultes ou les expériences extraordinaires.

Fascination psychique et destruction des formes

Mais cette fascination maintient l’Homme dans une relation subjective avec les phénomènes et détourne son attention de la transformation réelle de la conscience.

Bernard de Montréal montre que l’intérêt pour les pouvoirs, les perceptions psychiques ou les phénomènes occultes peut maintenir l’ego dans une relation encore profondément émotionnelle avec l’expérience. L’attention de l’Homme demeure alors fixée sur les formes plutôt que sur la vibration, sur les phénomènes plutôt que sur l’intelligence réelle.

La fascination détourne l’attention de l’Homme des lois réelles pour la maintenir sur les formes produites par le psychisme.

Or toute la journée insiste précisément sur la destruction des formes.

Cette logique avait déjà été formulée dans MR-005 :

« Pour que s’impose sur une planète une psychologie neuve […] ça nécessite une destruction des formes. »

Le psychisme devient alors un piège subtil : il donne à l’ego l’impression de sortir de l’ancienne psychologie, tout en maintenant l’individu dans une relation extrêmement subjective à l’expérience.

MR-015 L’écran mental
Extrait de : MR-015 : Les illusions du sixième sens
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Citation sonore

« Aussitôt que tu es intéressé dans ce que tu sais, tu ne comprends pas ce que tu vois parce que ce que tu vois est imparfaitement imprimé dans ton esprit. La preuve, c’est que tu as besoin d’un écran mental pour le réaliser. S’il était parfaitement imprimé dans ton esprit, tu le saurais tout de suite, t’aurais pas besoin de le voir. »

MR-015

Discernement et conscience mentale

Bernard de Montréal oppose constamment cette subjectivité à l’intelligence réelle. Dans MR-015, il connecte directement cette capacité de discernement au développement de la centricité intérieure.

Le discernement ne repose donc pas sur une croyance, mais sur une modification réelle de la conscience.

L’intelligence réelle ne cherche pas à produire des phénomènes ni à renforcer le petit moi. Elle fonctionne à partir d’un rapport beaucoup plus direct avec la vibration, sans besoin de valorisation psychologique ni de confirmation à travers les perceptions.

Cette opposition entre psychisme et intelligence apparaît déjà dans MR-004 :

« Tu peux penser que tu penses, qu’est-ce que tu sais, c’est ça. C’est quand tu n’es plus capable de penser que tu commences à comprendre ce que c’est. » MR-004

Le savoir n’est donc pas une accumulation d’informations psychiques. Il implique une modification du rapport même à la pensée, à l’interprétation et à l’expérience.

MR-015 montre ainsi que le psychisme demeure encore très proche de l’ancienne conscience parce qu’il fonctionne largement à partir de la mémoire astrale, des formes pensées, de l’émotion et de l’interprétation subjective. L’individu psychique croit souvent recevoir directement la vérité, alors qu’il demeure prisonnier de couches intermédiaires de perception. C’est pourquoi Bernard de Montréal insiste autant sur le discernement vibratoire.

Sortir du psychisme sans tomber dans l’occultisme

Le discernement ne consiste pas à “croire ou ne pas croire” aux phénomènes. Il consiste à différencier ce qui relève de la vibration réelle de ce qui provient encore du psychisme de l’ego. Cette distinction devient essentielle lorsque les corps commencent à s’ouvrir davantage à certaines perceptions.

Sans centricité, l’ego récupère immédiatement l’énergie. MR-004 formulait déjà cette nécessité :

« L’Homme a de grandes choses à faire, mais il ne travaillera pas avec ces forces-là tant qu’il ne sera pas centrique. »

La centricité empêche progressivement l’ego de récupérer l’énergie à travers les phénomènes psychiques. Plus l’homme devient centrique, moins il cherche à posséder les expériences, à les interpréter psychologiquement ou à construire une identité à partir des perceptions. Le rapport aux expériences change complètement. L’individu cesse progressivement de chercher des confirmations, des signes, des validations occultes ou des explications mystifiantes. La vibration devient plus importante que le phénomène.

Bernard de Montréal montre que l’homme mental cesse progressivement d'être fasciné par la recherche psychique, les mystères occultes ou les phénomènes extraordinaires. Il devient davantage intéressé par les lois, les mécanismes, l’intelligence et la fonction vibratoire réelle des choses.

MR-009 préparait déjà ce déplacement lorsqu'il décrivait que l'évolution, c'est le passage de la connaissance à l’intelligence.

Le psychisme appartient encore largement au domaine de la connaissance, de la perception et de l’interprétation subjective. La conscience mentale, elle, relève de l’intelligence directe.

Les phénomènes occultes n’ont aucune valeur initiatique

Bernard de Montréal retire ainsi toute valeur initiatique automatique aux phénomènes occultes eux-mêmes. L’ouverture psychique peut même devenir un obstacle lorsque l’ego utilise les perceptions pour maintenir une nouvelle forme de sécurité psychologique ou spirituelle. Cette distinction est fondamentale dans l’économie globale de la journée. Bernard ne cherche jamais à développer une culture de l’occultisme. Au contraire, il tente constamment de retirer l’homme de la fascination, du symbolisme, de la croyance et de l’interprétation psychique.

Le mouvement général demeure toujours le même : destruction des formes, diminution de la subjectivité, développement de la centricité, passage vers une conscience supramentale.

MR-015 agit ainsi comme un moment de clarification. Sans cette rupture, toute la dynamique précédente pourrait être récupérée psychologiquement et réinterprétée dans une logique spirituelle ou occultiste. Au contraire, Bernard de Montréal recentre brutalement le processus sur l’intelligence, la vibration, la neutralité, la centricité et la conscience mentale.

MR-015 agit comme une clarification destinée à empêcher la récupération psychologique de l’expérience.

La conscience mentale ne cherche donc pas à multiplier les phénomènes. Elle cherche à rendre l’Homme suffisamment objectif pour ne plus être dominé par eux.

Ainsi, cette clarification prépare directement l’ouverture des deux dernières conférences de la journée : la sixième race et la nouvelle conscience de l’homme, où la transformation individuelle commencera à être replacée dans une mutation plus globale de l’humanité.

MR-015 Qu’est-ce que la magie noire ?
Extrait de : MR-015 : Les illusions du sixième sens
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Citation sonore

« La magie noire sur la planète, c’est un des plus grands dangers de la planète. Et dès que l’Homme peut manipuler des forces ou faire l’expression dans sa conscience subjective de certaines forces, il est apte à être l’expression directe ou indirecte d’intelligences actives qui cherchent à manipuler, à conditionner, ou à dominer l’évolution de l’Homme. La magie noire, c’est ça. »

MR-015

5. La sixième race et la mutation de la conscience

Après avoir décrit la destruction progressive du psychisme individuel et les pièges liés à la récupération psychique de l’énergie, la journée change maintenant d’échelle avec MR-016. Bernard de Montréal ne parle plus seulement de transformation intérieure individuelle. Il replace cette mutation dans un processus beaucoup plus vaste : l’émergence graduelle d’une nouvelle humanité.

L’émergence d’une nouvelle conscience humaine

Le concept de sixième race ne désigne pas ici une race biologique, ethnique ou culturelle. Il correspond à une mutation de conscience. Bernard de Montréal décrit le passage progressif d’une humanité organisée autour de la mémoire, de l’émotion et de la psychologie vers une humanité davantage fondée sur l’intelligence. MR-016 présente cette mutation comme une rupture profonde avec la conscience psychologique qui a structuré l’évolution humaine pendant des millénaires.

La transformation ne concerne donc pas simplement les idées ou les systèmes sociaux. Elle touche directement l’organisation intérieure de la conscience humaine et prolonge directement tout ce qui a été développé auparavant : la destruction des formes, la sortie du psychisme, la centricité, la conscience mentale et le discernement. MR-016 montre que ces mécanismes ne concernent pas seulement quelques individus isolés. Ils annoncent une réorganisation plus globale de la conscience humaine.

La sixième race ne correspond donc pas à une évolution culturelle ordinaire, mais à une transformation progressive du rapport entre conscience, intelligence et vibration. Cette idée apparaissait déjà très clairement dans les premières Mini Rencontres :

« Pour que s’impose sur une planète une psychologie neuve, une science de l’âme, de l’ego puis de la personnalité, ça nécessite une destruction des formes. » MR-005

La mutation collective ne peut donc pas simplement se superposer aux anciennes structures humaines. Elle implique une désorganisation progressive des anciens modes de fonctionnement psychologiques, sociaux, idéologiques, spirituels, relationnels et culturels. Bernard de Montréal insiste alors sur le fait que cette transformation ne sera pas principalement produite par des systèmes politiques, des philosophies ou des mouvements sociaux. Elle sera provoquée par une modification de la conscience humaine elle-même.

MR-016 Les hommes solaires
Extrait de : MR-016 : Sixième race
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Citation sonore

« L’Homme solaire, c’est une race à part qui est venue précisément pour cette activité-là, et les Hommes solaires ne viennent pas de notre système, autrement dit, les incarnations. Les Hommes solaires sont des incarnations extérieures au système solaire. Et tous les Hommes solaires sont des scientifiques. Tous. Des scientifiques dans l’éducation, dans les sciences… Et ce sont ces Hommes-là qui seront, qui formeront le gouvernement invisible de la sixième race. »

MR-016

La rupture avec les structures psychologiques anciennes

L’homme ancien fonctionnait essentiellement à partir de la mémoire, de l’émotion, du besoin de sécurité, de l’identification psychologique et des formes collectives, tandis que l’homme de la sixième race commence au contraire à fonctionner à partir de l’intelligence, de la vibration, de la centricité et d’une conscience plus prépersonnelle.

Cette mutation produit inévitablement une rupture avec les anciennes structures collectives. MR-016 revient fréquemment sur :

  • l’isolement,
  • l’incompatibilité psychologique,
  • les tensions relationnelles,
  • ou le sentiment de décalage avec la société.

Ces phénomènes ne sont pas présentés comme des accidents personnels. Ils résultent du fait que certains individus commencent déjà à fonctionner selon une autre organisation vibratoire. Cette idée était déjà formulée dans MR-001 :

« Tout discours sur la valeur psychologique de la vie sera inutile […] »

À mesure que la conscience change, certaines formes de communication deviennent insuffisantes. Les anciens échanges psychologiques cessent progressivement de nourrir l’individu parce qu’ils demeurent structurés autour de l’émotion, du besoin de confirmation, des rôles sociaux ou des formes mémorielles anciennes. MR-016 montre alors que la sixième race ne sera pas d’abord caractérisée par une supériorité technique ou intellectuelle, mais par une modification du rapport à l’intelligence elle-même.

L’intelligence cesse progressivement d’être utilisée pour défendre une identité, maintenir une idéologie, produire de la domination ou renforcer les structures psychologiques. Elle devient davantage un mécanisme direct de perception des lois.

Cette transformation entraîne aussi une modification profonde des relations humaines. MR-007 annonçait déjà ce déplacement :

« C’est par la vibration qu’ils ont été amenés ensemble, pas par la psychologie… »

Dans la nouvelle conscience, les relations ne sont plus principalement organisées par les projections émotionnelles, les sécurités affectives, les compatibilités psychologiques ou les structures sociales traditionnelles, mais la vibration devient progressivement le facteur organisateur réel.

La transition entre deux structures de conscience

Cette mutation demeure cependant extrêmement difficile à vivre pendant la phase de transition. Bernard de Montréal insiste sur le fait que les individus en transformation vivent souvent un double décalage : ils ne peuvent plus fonctionner complètement dans l’ancienne conscience, mais la nouvelle conscience n’est pas encore stabilisée.

Cette situation produit souvent un état d’instabilité intérieure où l’homme ne peut plus totalement participer à l’ancienne conscience sans être encore stabilisé dans la nouvelle : il peut avoir l’impression d’être pris entre deux structures de conscience. MR-016 rattache directement cette transition à l’ajustement des corps subtils. L’homme ancien ne peut pas immédiatement supporter certaines intensités énergétiques sans désorganisation psychologique. La mutation doit donc être progressive. MR-016 insiste sur le fait que cette transition produit nécessairement une phase de déséquilibre intérieur chez l’Homme en transformation.

Cette instabilité ne provient pas d’une faiblesse personnelle, mais du passage progressif entre deux organisations différentes de la conscience. Cette progression était déjà implicite dans MR-004 :

« Faites-les, vos mouvements, quand vous serez assez sensible à l’énergie… »

Le développement de la nouvelle conscience dépend justement de cette sensibilité croissante à l’énergie réelle plutôt qu’aux structures psychologiques anciennes.

MR-016 L’homme ne peut pas fonctionner sans un être supérieur à ses propres forces
Extrait de : MR-016 : Sixième race
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Citation sonore

« L’Homme ne peut pas fonctionner sans un être supérieur à ses propres forces. Et sur la Terre il y aura à un certain moment une très grande réorganisation au niveau des corps mentaux des Hommes. C’est un travail fait en grande profondeur. Il y aura une liaison télépathique établie entre les gens, mais les gens auront quand même besoin d’un point d’appui matériel pour leur expérience. Parce que les gens n’ayant pas souffert des grands chocs de l’initiation solaire auront toujours besoin de support psychologique pour passer à travers les épreuves, jusqu’au moment où ils seront assez centriques, puis assez grands dans leur esprit, pour pouvoir faire face au contexte. »

MR-016

L’autonomie et la fin de la conscience collective

MR-016 introduit également une critique importante des idéologies collectives. Bernard de Montréal montre que les anciennes formes de pensée humaine étaient largement construites autour de croyances, de systèmes, de morales, de doctrines ou de structures émotionnelles collectives. La conscience mentale réduit progressivement ce besoin d’appartenance psychologique.

L’individu devient plus autonome intérieurement. Cette autonomie ne correspond pas à un individualisme psychologique. Elle provient d’une relation plus directe avec l’intelligence.

C’est pourquoi la journée insiste constamment sur :

  • la centricité,
  • l’objectivité,
  • la neutralité,
  • et la sortie du psychisme.

MR-016 rattache directement cette autonomie nouvelle à l’émergence progressive d’une conscience moins dépendante des structures collectives anciennes.

La sixième race correspond alors à une mutation où l’Homme commence progressivement à fonctionner à partir de son intelligence plutôt qu’à partir des formes psychologiques héritées de l’ancienne conscience. MR-016 agit donc comme une ouverture civilisationnelle du processus. Bernard de Montréal déplace la transformation du plan individuel vers le devenir global de la conscience humaine. Mais cette ouverture demeure incomplète tant que la conscience mentale elle-même n’a pas été clairement stabilisée. C’est précisément le rôle de MR-017, qui recentre finalement toute la journée sur la structure intérieure de cette nouvelle conscience de l’homme.

MR-016 Apprendre à être anonyme
Extrait de : MR-016 : Sixième race
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Citation sonore

« Apprenez à être anonymes. Sauf que pour être anonyme, il faut que vous vous entrainiez petit à petit à vivre intérieurement vos vies ou à développer le tact dans vos conversations. Vous ne pouvez pas parler au monde, vous ne pouvez pas conter vos vies à tout le monde : ils vont rire de vous-autres et avec raison. Apprenez à vivre vos vies. »

MR-016

6. La nouvelle conscience de l’homme : vers une conscience mentale objective

Avec MR-017, la journée revient finalement au centre réel de toute la transformation décrite depuis le début : la naissance progressive d’une conscience supramentale. Après la sortie du psychisme, l’expérience initiatique, la réorganisation de la personnalité, la critique du sixième sens et l’ouverture vers la sixième race, Bernard de Montréal recentre tout le processus sur la structure intérieure de l’homme nouveau.

Avec cette dernière conférence, le mouvement décrit depuis le début de la journée commence progressivement à se stabiliser. Jusqu’à la dernière partie de ce séminaire, l’accent était mis sur ce qui doit être détruit, ce qui doit être traversé, ce qui doit être désorganisé ou ce qui doit être dépassé. MR-017 décrit davantage ce qui commence à apparaître lorsque cette transformation devient plus intégrée.

La nouvelle conscience de l’homme n’est pas un état mystique ou spirituel. Elle correspond à une modification du fonctionnement mental lui-même. L’homme cesse progressivement d’être organisé autour de la subjectivité, des émotions, des réactions psychologiques, des croyances ou de l’identification à la pensée.

La transformation se produit. Un mode de conscience moins dépendant de la psychologie humaine ancienne commence progressivement à émerger.

MR-017 Dans le supramental il n’y a rien, donc il y a tout
Extrait de : MR-017 : La nouvelle conscience de l'homme
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Citation sonore

« Plus vous allez comprendre que dans le supramental il n’y a pas de spiritualité puis il n’y a pas de forme spirituelle puis il n’y a pas de bon puis il n’y a pas de mauvais, plus vous allez comprendre que dans le supramental, il n’y a pas de pensée, plus vous allez comprendre que dans le supramental il n’y a pas d’ego, plus vous allez comprendre que dans le supramental il n’y a rien, plus vous allez comprendre que dans le supramental il y a tout. C’est la perfection, le supramental ! »

MR-017

La conscience mentale ne cherche donc plus continuellement à maintenir l’équilibre psychologique de l’ego. Cette transformation avait déjà été préparée très tôt dans les Mini Rencontres :

« Tant que l’on pense, on est incapable de voir. » MR-001

MR-017 prolonge directement cette idée. La pensée ne disparaît pas, mais elle cesse progressivement d’occuper la fonction centrale dans la conscience. L’homme devient capable de percevoir plus directement sans passer continuellement par l’analyse psychologique ou la réaction mentale. Et cette mutation transforme entièrement le rapport à l’intelligence.

L’intelligence n’est plus vécue comme une faculté personnelle appartenant à l’ego. Elle devient un mouvement plus impersonnel, plus direct et plus objectif. MR-004 décrivait déjà ce basculement :

« Quand il va réaliser que ce n’est pas lui, mais que ça passe par lui… »

Toute la dynamique de la journée converge progressivement vers cette notion. Le problème fondamental de l’homme ancien n’est pas seulement l’ignorance ; c’est l’identification psychologique à ses propres mécanismes de conscience. MR-017 montre que cette identification commence à se dissoudre lorsque l’homme devient plus centrique intérieurement.

Cette centricité produit une neutralité nouvelle. L’individu devient moins réactif :

  • émotionnellement,
  • psychologiquement,
  • relationnellement,
  • ou mentalement.

Cette neutralité ne provient pas d’un effort moral. Elle résulte d’une diminution progressive de la subjectivité. L’homme cesse de vivre constamment dans l’interprétation psychologique des événements. Cette idée rejoignait déjà directement MR-012 :

« la raison que vous aurez ça sera une raison qui sera totalement centrique… » MR-004

La conscience mentale ne fonctionne donc plus principalement à partir du vrai et du faux, de la justification, du besoin d’avoir raison ou de la protection psychologique, elle fonctionne davantage à partir de la vibration réelle des choses. MR-017 rattache directement cette transformation au développement progressif d’une conscience plus objective.

MR-017 Le rôle des forces qui travaillent sur les plans
Extrait de : MR-017 : La nouvelle conscience de l'homme
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Citation sonore

«Toutes les forces qui travaillent sur les plans, toutes les forces qui travaillent sur les plans, toutes les intelligences qui se manifestent sur les plans, ont UN but... Ont un but, c’est de contrôler l’activité psychique de l’Homme. Puis je vais aller bien plus loin que ça : toutes les entités qui sont sur les plans, à quelque niveau que ce soit, même si ça vous apparaît comme des grands maîtres, sont tous des egos. Puis tous les egos qui travaillent sur un plan, puis qui sont en relation avec un plan inférieur, ont une fonction et un but, c’est de contrôler, à un certain niveau, l’activité psychique de l’Homme qui est en relation vibratoire sur le plan avec eux autres. Que vous alliez sur n’importe quel plan - puis ça, je vous en donne une, clef - que vous alliez sur n’importe quel plan spirituel, quand bien même ce serait de très hautes entités, la relation entre vous et eux autres sera toujours une relation de domination, parce que ça fait partie des lois du contrôle vibratoire des egos en évolution de toujours rapprocher, dans une ligne d’énergie, un ego sur un plan supérieur avec un ego qui est en mouvement ou qui est en expérience sur ces plans supérieurs-là.»

MR-017

L’objectivité ne correspond donc pas à une neutralité intellectuelle abstraite, mais à une diminution réelle de l’intervention psychologique dans la perception. C’est pourquoi Bernard insiste autant sur l’objectivité, la perception directe, le discernement et la diminution progressive du support psychologique.

L’homme ancien avait besoin de croyances, de systèmes, de structures émotionnelles, d’idéologies ou de validations extérieures pour maintenir son équilibre psychologique. La nouvelle conscience réduit progressivement ce besoin.

MR-017 montre alors que la liberté réelle n’est pas une liberté psychologique fondée sur le choix personnel. Elle provient plutôt d’une diminution des mécanismes de domination intérieure exercés par :

  • les émotions,
  • la mémoire,
  • les formes,
  • les peurs,
  • ou les structures psychologiques anciennes.

Cette transformation agit également sur le rapport au savoir. L’homme ancien accumule des connaissances, des concepts, des références, des croyances ou des interprétations. Mais dans MR-017, Bernard décrit progressivement un savoir plus instantané, moins dépendant de l’accumulation mémorielle. Cette mutation avait déjà été annoncée dans MR-009, où il disait que l'évolution est le passage de la connaissance à l'intelligence. Le savoir mental devient alors moins discursif et davantage vibratoire. L’homme n’a plus besoin de reconstruire continuellement des systèmes psychologiques pour accéder à une compréhension des lois.

Cette transformation réduit également le besoin de support relationnel psychologique.

MR-017 prolonge ici directement :

  • MR-014 sur la solitude vibratoire,
  • MR-015 sur la sortie du psychisme,
  • et MR-016 sur l’autonomie intérieure de l’homme nouveau.

L’individu devient progressivement capable de supporter une conscience plus directe sans avoir continuellement besoin d’être confirmé, rassuré, interprété ou soutenu psychologiquement. Cette autonomie nouvelle correspond à une capacité croissante de l’Homme à supporter directement sa conscience sans dépendre constamment du support psychologique extérieur.

L'autonomie intérieure devient alors une conséquence directe de la sortie progressive du psychisme, mais elle demeure cependant difficile à intégrer pendant longtemps parce qu’elle détruit simultanément les anciennes structures d’identité. Bernard insiste alors sur le caractère irréversible du processus. Une fois certains ajustements amorcés, l’homme ne peut plus revenir complètement à son ancienne conscience. Cette irréversibilité traversait déjà toute la journée :

  • destruction des formes,
  • désorganisation psychologique,
  • critique de l’astral,
  • mutation collective,
  • conscience mentale.
MR-017 L’autonomie supramentale
Extrait de : MR-017 : La nouvelle conscience de l'homme
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Citation sonore

« Je vous avertis, aujourd’hui en 1981, qu’un jour, quand vous serez dans le supramental, vous serez totalement autonomes. Puis que vous alliez dans n’importe quel plan, dans n’importe quel monde, vous serez toujours autonome. »

MR-017

MR-017 réunit finalement tous ces axes dans une même structure. La nouvelle conscience de l’homme apparaît alors comme moins émotionnelle, moins psychologique, moins subjective et moins dépendante des formes, tout en devenant progressivement plus vibratoire, plus objective, plus centrique et plus directement reliée à l’intelligence.

La journée du 10 février 1981 construit ainsi un mouvement extrêmement cohérent. Bernard de Montréal retire progressivement l’homme du psychisme, de l’émotion, de l’occultisme, des formes psychologiques et des anciennes structures collectives, pour l’amener vers une conscience mentale capable de fonctionner davantage à partir de la vibration et de l’intelligence réelle.

La transformation décrite n’est donc ni psychologique, ni spirituelle, ni idéologique. Elle correspond à une mutation profonde du rapport entre conscience, vibration et intelligence.

MR-017 recentre donc toute la transformation sur une modification fondamentale du fonctionnement intérieur de l’Homme.

La journée du 10 février 1981 apparaît ainsi comme une progression continue vers une conscience de moins en moins psychologique et de plus en plus vibratoire.

Le but de l'instruction de Bernard de Montréal

MR-014 Le but de l’instruction
Extrait de : MR-014 : Psychologie vibratoire de l'âme
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Citation sonore

« C’est le but de mon instruction sur le plan matériel, transmettre à votre esprit une énergie qui permet à cet esprit de se réveiller à une réalité qui n’est pas pensable, qui n’est pas discutable et qui n’est pas sujette aux lois de la psychologie de l’Homme. Afin que vous puissiez avec le temps devenir totalement autonome à l’intérieur de votre propre possibilité et à l’intérieur de votre propre réalisation.  »

MR-012

Le processus

Au départ, rien ne semble différent. L’homme continue de fonctionner comme d'habitude. Il pense, il évalue, il réagit aux événements à partir de ce qu’il connaît déjà. Les tensions sont vécues comme extérieures, les problèmes comme des situations à résoudre, et les réactions comme des réponses naturelles à ce qui survient. Mais progressivement, quelque chose cesse de fonctionner avec la même évidence.

Ce changement ne se produit pas d’un seul coup. Il agit d’abord comme une légère perte de stabilité dans le fonctionnement habituel. Certaines réactions deviennent plus visibles, certains mouvements intérieurs semblent disproportionnés. Les tensions ne viennent plus seulement des événements eux-mêmes, mais aussi de la manière dont ils sont absorbés et maintenus psychologiquement.

L’homme continue d’intervenir intérieurement. Il tente de préserver ses équilibres, ses sécurités, ses interprétations. Il cherche encore à comprendre ce qu’il vit à partir de ses anciens réflexes mentaux. Mais les expériences commencent à exercer une autre pression. Ce qui était auparavant interprété comme réussite, échec, injustice ou difficulté commence à perdre sa valeur psychologique habituelle. Les événements cessent peu à peu d’être vécus uniquement à travers leurs conséquences immédiates : "quelque chose" agit derrière eux. Mais inévitablement, les situations similaires se reproduisent. Certaines tensions se répètent. Les mêmes résistances réapparaissent sous des formes différentes.

L’homme tente alors de corriger les évènements et leur impact, d’éviter certaines conditions, de réduire les tensions avant qu’elles ne deviennent trop fortes. Mais plus il cherche à préserver certaines formes intérieures, plus la pression augmente. Cette résistance ressentie ne disparaît pas immédiatement. Elle continue d’agir à travers les habitudes, les réactions, les mécanismes émotionnels, le besoin de maintenir une continuité psychologique.

Mais l’expérience pousse plus fort malgré tout. Certaines formes commencent à se déliter. Les anciennes certitudes deviennent moins solides. Des réactions autrefois naturelles apparaissent maintenant artificielles. Des échanges auparavant fluides deviennent lourds, parfois inutiles. Il ne s’agit pas d’un retrait volontaire : l’homme ne décide pas consciemment de se détacher. C’est plutôt l’organisation intérieure qui commence à ne plus correspondre à certaines structures psychologiques anciennes.

Dans le même temps, quelque chose d’autre commence à apparaître. L'homme note par moments que l’action se produit sans le même conflit intérieur. Le mouvement devient plus direct. Certaines décisions cessent d’être entièrement produites par l’analyse psychologique : elles s'imposent, point. Mais cette sensibilité ne génère pas immédiatement de la stabilité, elle introduit au contraire une phase où deux fonctionnements coexistent : l’ancien mouvement psychologique continue d’exister, mais il ne domine plus entièrement l’expérience et en parallèle, une autre organisation commence à agir à travers les corps, les réactions, les perceptions.

 

La mise en place de ce nouveau fonctionnement ne passe pas par la compréhension intellectuelle, il agit directement dans la structure intérieure. Mais la personnalité tente encore de maintenir ses anciens points d’appui. Elle cherche à préserver ses références, ses habitudes, ses sécurités relationnelles et émotionnelles. Pourtant, ce mouvement d'énergie agit dans une autre direction.

Puis à mesure que cette pression augmente, certaines formes de relation changent également. Des incompatibilités apparaissent là où il existait auparavant des ajustements psychologiques suffisants. Certaines relations continuent extérieurement, mais leur structure intérieure se modifie. L’homme ne peut plus fonctionner complètement dans l’ancienne organisation, mais il n’est pas encore stabilisé dans une autre.

Cette instabilité ouvre aussi un autre danger : à mesure que certaines perceptions deviennent plus sensibles, l’ego tente de récupérer ce qu’il vit. Il cherche à interpréter, à utiliser les phénomènes, à reconstruire une nouvelle forme de sécurité intérieure. L’attention peut alors se déplacer vers les signes, les perceptions, les phénomènes, les expériences psychiques. Comme une nouvelle forme de résistance, ces mouvements maintiennent encore l’homme dans une relation subjective avec ce qu’il vit.

Il devient évident que quelque chose doive alors se retirer. Et l’homme cesse progressivement de chercher dans les phénomènes occultes une confirmation de sa transformation. L’attention se déplace davantage vers le mouvement lui-même et moins vers les formes produites par l’expérience. La centricité cesse alors d’être une idée. Elle devient une condition nécessaire pour que l’énergie ne soit plus immédiatement récupérée psychologiquement.

À mesure que ce mouvement se développe, certaines anciennes structures collectives deviennent également plus difficiles à soutenir. Les systèmes de pensée, les sécurités idéologiques, les appartenances psychologiques perdent progressivement leur autorité intérieure. L’homme ne fonctionne plus uniquement à partir du besoin de sécurité émotionnelle ou de conformité psychologique. Une autre relation à l’intelligence commence à apparaître.

Cette autonomie ne produit pas encore de stabilité : elle introduit souvent une phase de déséquilibre où les anciennes structures ne soutiennent plus complètement la conscience. Le mental continue encore parfois à intervenir, à interpréter, à vouloir maintenir certaines cohérences anciennes. Mais quelque chose devient progressivement plus direct et la pensée cesse peu à peu d’occuper la fonction centrale.

« Tant que l’on pense, on est incapable de voir. » MR-001

Cette phrase cesse progressivement d’être théorique : la pensée continue d’exister, mais elle ne sert plus à organiser entièrement la relation au réel. Un autre rapport commence à se stabiliser. L’intelligence cesse progressivement d’être vécue comme une propriété personnelle. Elle devient moins liée à l’effort psychologique, moins dépendante de la justification ou du besoin d’avoir raison.

L’intervention psychologique ralentit. Certaines réactions cessent de prendre toute la place. Les événements ne produisent plus systématiquement les mêmes mécanismes de défense, d’interprétation ou de compensation. Le besoin de soutien psychologique diminue progressivement. L’homme cesse peu à peu de dépendre constamment de la confirmation extérieure, de l’interprétation ou du maintien des anciennes structures émotionnelles.

Mais le mouvement ne s’arrête pas réellement. Les ajustements continuent. Les anciennes formes peuvent encore réapparaître, les réactions anciennes revenir momentanément, certaines tensions réoccuper temporairement le terrain. Mais quelque chose a changé dans le rapport même à l’expérience. C'est un mouvement continu, par vagues, par phases dans lequel l'ancien fait peu à peu la place au nouveau.

L’homme ne fonctionne plus entièrement à partir de la psychologie.

La vibration commence progressivement à devenir le facteur organisateur réel de la conscience.

Conclusion

La journée du 10 février 1981 approfondit considérablement le déplacement amorcé dans les rencontres précédentes (1ère journée et 2e journée). Bernard de Montréal ne cherche plus seulement à montrer les limites de la psychologie humaine ou les mécanismes de déformation de la conscience. Il décrit progressivement l’apparition d’un autre mode de fonctionnement intérieur.

Au fil des conférences, l’homme est retiré de plusieurs supports qui structuraient jusque-là son équilibre :

  • la pensée psychologique,
  • l’émotion,
  • les croyances,
  • les formes spirituelles,
  • les validations extérieures,
  • les structures collectives,
  • ou encore les interprétations occultes.

Cette désorganisation n’est jamais présentée comme une perte au sens moral ou psychologique. Elle agit plutôt comme une condition nécessaire à l’émergence d’une conscience plus centrique, plus objective et plus directement reliée à l’intelligence.

Au cours de cette Mini Rencontre, Bernard montre également que cette transformation ne concerne pas seulement le fonctionnement individuel. Elle modifie la relation à l’expérience, au langage, au savoir, à la relation humaine, au temps et finalement à la conscience collective elle-même.

À travers la centricité, la psychologie vibratoire de l’âme, la critique du sixième sens, la sixième race et la conscience mentale, Bernard de Montréal construit une progression cohérente autour d’une même idée : l’homme ancien fonctionnait principalement à partir de la psychologie, tandis que l’homme nouveau devra progressivement apprendre à fonctionner à partir de la vibration et de l’intelligence réelle.

La transformation décrite n’est donc ni spirituelle, ni morale, ni idéologique.

Elle correspond à une modification profonde du rapport entre conscience, énergie et intelligence.

En conséquence, une fracture apparaît entre les individus qui savent collaborer efficacement avec l’IA et ceux qui la subissent comme une concurrence.

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