
Entretiens avec Richard Glenn
Bernard de MontréalLes entretiens de Bernard de Montréal
avec Richard Glenn
Les premiers entretiens enregistrés entre Bernard de Montréal et Richard Glenn remontent à 1977. Ils donnent lieu à une longue série d’échanges, en studio ou devant un public, dans lesquels Richard Glenn interroge Bernard de Montréal sur des sujets très divers.
La personnalité et les centres d’intérêt de Richard Glenn jouent un rôle important dans la forme que prennent ces rencontres. Animateur d’Ésotérisme expérimental, il apporte ses références, ses lectures et les sujets qui l’intéressent : les ovnis, les contactés, Edgar Cayce, Uri Geller, la kabbale, l’alchimie, le Livre d’Urantia, les traditions religieuses, les phénomènes inexpliqués ou certains événements d’actualité.
Bernard de Montréal part de ces questions pour développer son propos. Une interrogation sur les extraterrestres peut conduire à la croyance, à l’astral ou aux rapports de force entre l’homme et l’invisible. Une question sur l’amour peut ouvrir sur l’intelligence et la volonté. Une discussion sur la pensée mène à la mémoire, à l’ego, à l’âme ou à l’origine de la pensée.
Cette interaction constitue l’une des caractéristiques de la série.


RG002 – Révélations

RG003 – Mondes invisibles

RG053A – L’illusion du bonheur (partie 1)

RG053B – L’illusion du bonheur (partie 2)

RG058A – Deuxième mystère cosmique – 1ère partie

RG058B – Deuxième mystère cosmique (2e partie)

RG059A – Vers la conscience non-conditionnée – 1ère partie

RG059B – Vers la conscience non conditionnée – 2e partie
Richard Glenn et Bernard de Montréal : le carré et la sphère
Bernard de Montréal donne lui-même une image de leur différence au cours d’une rencontre à Québec :
« Bernard de Montréal c’est une sphère, puis Glenn c’est un carré, et puis c’est la première fois qu’on est capable de mettre un rond dans un carré ! » (RG060A)
La formule résume assez bien ce qui se passe dans de nombreux entretiens. Richard Glenn cherche du sensationnel, des explications, des correspondances et des points de comparaison. Il confronte ce qu’il entend à ses connaissances et à ses références. Il demande des dates, revient sur un terme, rapproche les propos de Bernard de Montréal d’un auteur ou d’une tradition, cherche parfois à définir la place de son interlocuteur.
Bernard de Montréal refuse souvent le cadre proposé par la question. Il reprend les termes employés, les redéfinit ou déplace le sujet vers le mécanisme qui l’intéresse.
Cette différence apparaît aussi lorsque Richard Glenn cherche à déterminer qui est Bernard de Montréal ou quelle autorité accorder à sa parole. Celui-ci refuse la position de maître ou de référence à suivre :
« Il ne faut pas que je devienne une béquille pour les gens, parce qu’à ce moment-là je leur fais du tort, parce que tous les gens ont en eux le pouvoir de la connaissance. » (RG004)
Les questions de Richard Glenn fournissent ainsi une grande partie de la matière des échanges, tandis que Bernard de Montréal les utilise selon la direction qu’il donne à son instruction. Cette différence produit des changements de registre fréquents et explique en partie l’étendue des sujets abordés.
La pensée, la mémoire et l’intelligence
La pensée constitue l’un des grands sujets de ces entretiens. Les questions sur la connaissance, l’intelligence ou la compréhension conduisent Bernard de Montréal à distinguer l’intellect de l’intelligence et à remettre en cause l’idée selon laquelle l’homme serait l’auteur de ses pensées.
Dans RG023 : « L’Homme ne pense pas, la pensée vient d’ailleurs. »
La pensée subjective est associée à la mémoire, aux émotions et aux références accumulées par l’individu. L’intelligence est une autre relation à l’information, libérée de cette activité mentale.
Dans RG006 : « Penser est une faculté mécanique, cérébrale, humaine qui fait partie de l’évolution de l’être humain, mais qui éventuellement sera totalement arrêtée si l’être humain est pour connaître. »
La mémoire occupe une place importante dans cette mécanique. Bernard de Montréal la relie aux références dont l’ego se sert pour interpréter ce qu’il vit. La transformation du mental passe alors par une perte de l’importance de cette mémoire subjective.
« Ils vous enlèvent la faculté de penser, ils vous enlèvent la faculté de mémoire, et petit à petit ils vous font le lavage du cerveau, mais c’est un lavage de cerveau créatif. »
Ces questions reviennent sous de nombreuses formes dans les entretiens : origine de la pensée, intellect, intelligence, mémoire, croyance, savoir, télépathie ou libre arbitre. Elles donnent accès à l’un des mécanismes centraux de l’instruction : le rapport de l’ego à une pensée qu’il considère comme sienne.
Les extraterrestres et les réalités invisibles
Les ovnis et les extraterrestres occupent une place importante dans les échanges avec Richard Glenn. Le sujet correspond à l’un de ses grands domaines d’intérêt et revient sous de nombreuses formes : origine des engins, déplacements, contactés, enlèvements, civilisations extraterrestres, matérialisation ou interventions sur Terre.
Bernard de Montréal décrit des déplacements qui ne reposeraient pas sur le franchissement des distances selon les lois physiques connues :
« Ils ne se servent pas de l’espace pour voyager… ils voyagent dans le temps. » (RG001)
Il insiste aussi sur le danger de projeter sur les extraterrestres les références religieuses ou les attentes de l’homme :
« Ce n’est pas parce qu’on parle d’extraterrestres que ce sont des dieux. Alors les gens qui parlent d’extraterrestres comme si c’était des dieux, sont les premières personnes qui vont se foutre les doigts dans l’œil. » (RG003)
Les discussions s’étendent au monde astral, aux entités, aux contactés, à l’Agartha, à Shambhala ou au gouvernement invisible. Ces sujets sont exposés avec le même principe que celui qu’il applique ailleurs : l’homme ne doit pas donner d’autorité à une forme extérieure sous l’effet de la croyance, de la peur ou de l’émotion.
C’est ce qui relie ces entretiens consacrés à l’invisible aux discussions sur la pensée et l’ego. Derrière des sujets parfois spectaculaires revient la question de l’autonomie mentale de l’homme face à ce qui peut l’impressionner ou prendre autorité sur lui.
Intelligence, volonté et amour
Les échanges avec Richard Glenn reviennent souvent sur l’amour. Bernard de Montréal distingue l’amour humain, lié à l’émotion, de l’amour universel.
Dans RG023, il établit un parallèle avec l’intelligence :
« L’amour de l’être humain est une dégradation de l’amour universel, comme l’intelligence de l’être humain est une dégradation de l’intelligence universelle. »
L’intelligence, la volonté et l’amour occupent une place particulière. L’intelligence permet à l’homme de voir au-delà de ses références et de ses réactions. La volonté se distingue du désir ou de l’effort personnel. L’amour universel est une énergie qui n’est plus soumise aux variations de l’émotion humaine.
Ces trois principes apparaissent dans de nombreux échanges consacrés à des sujets qui semblent pourtant éloignés : le couple, les relations humaines, l’évolution, l’astral, la fusion ou l’avenir de l’homme.
Ils fournissent ainsi des points de liaison entre plusieurs parties de la série.
La fusion, l’âme et le double
La fusion constitue un autre axe important de ces entretiens. Bernard de Montréal l’associe à une transformation des rapports entre l’ego, l’âme et l’esprit.
Dans RG023, il la définit ainsi :
« La fusion c’est l’unité, l’unicité de l’intelligence, du principe de l’intelligence, avec l’âme de l’être humain. »
L’âme est associée à la mémoire des expériences accumulées. Cette mémoire intervient dans les réactions de l’ego et dans son rapport à la pensée. La fusion implique donc une modification de cette relation à la mémoire.
Le double apparaît dans ce contexte. Bernard de Montréal le définit notamment par deux formules :
« Le double c’est la partie cosmique de nous autres. » (RG049A)
et :
« Le double c’est l’Homme parfait. » (RG044B)
Les entretiens relient ces notions à la mort, à la réincarnation, au karma, à l’éther et à la continuité de la conscience hors du corps matériel.
Ces sujets peuvent paraître très éloignés des premières discussions sur la pensée ou la mémoire. Ils reposent pourtant sur une même question : ce qui, dans l’homme, appartient à sa personnalité et à sa mémoire, et ce qui relève d’une autre source d’intelligence.
Une série construite par l’échange
Les entretiens avec Richard Glenn couvrent un champ considérable. Certains portent sur la pensée, la mémoire ou les émotions ; d’autres sur les extraterrestres, l’astral ou le gouvernement invisible ; d’autres encore sur l’intelligence, la volonté, l’amour, la fusion ou le double.
Le dialogue donne à cette série sa forme particulière. Richard Glenn apporte une question, une référence, une hypothèse ou une objection. Bernard de Montréal peut y répondre, en contester les termes ou s’en servir pour partir dans une autre direction. Le sujet annoncé constitue alors un point de départ plutôt qu’une limite.
Cette dynamique explique aussi pourquoi un même mécanisme réapparaît dans des discussions très différentes. La croyance peut être abordée à propos des extraterrestres, de la religion ou de Bernard de Montréal lui-même. La mémoire intervient dans la pensée, l’âme et l’identité. L’intelligence se retrouve dans les rapports humains autant que dans les questions concernant l’invisible.
Les entretiens peuvent donc être abordés par leurs sujets autant que par les mécanismes qui les traversent. C’est cette interaction entre les questions de Richard Glenn et la manière dont Bernard de Montréal les reprend qui donne à la série son caractère propre.