
Entretiens avec François Payotte
Bernard de MontréalLes entretiens de Bernard de Montréal
avec François Payotte
Les entretiens entre Bernard de Montréal et François Payotte forment une série de 113 conférences. Les différentes sources qui les répertorient utilisent une numérotation qui n’est pas continue :
- une première partie, numérotée de 001 à 089, correspondant à des entretiens publics ;
- une seconde partie, numérotée de 101 à 124, correspondant à des entretiens privés.
Les numéros qui semblent manquer correspondent en réalité aux entretiens avec Daniel Ménard, qui débutent dans certaines sources au numéro 090. Dans ces classements, ils prennent la suite des entretiens Payotte et sont numérotés de 090 à 229.
Sur BDMS, nous avons choisi de renuméroter la série DM de 001 à 140 par souci de cohérence, la série FP conservant cette numérotation discontinue que l'on retrouve partout.
Enregistrés sur plusieurs années, devant un public pour les FP001 à FP089 et dans un cadre privé pour les FP101 à FP124, ces entretiens reposent sur un dialogue dans lequel François Payotte occupe une place importante.
Ses interventions témoignent d’une culture étendue. Astronomie, physique, mythologie, philosophie, histoire des religions, ésotérisme ou parapsychologie alimentent ses questions et ses introductions. Platon, Socrate, Nietzsche, Einstein, Jean Charon, le Livre d’Urantia ou encore certains articles de presse peuvent ainsi fournir le point de départ d’un entretien.
Bernard de Montréal reprend ces références sans entrer dans une discussion académique avec François Payotte. Une question philosophique, scientifique ou mythologique devient l’occasion de développer des notions qui traversent son instruction : la mémoire, la pensée, le savoir, le mensonge cosmique, l’astral, l’intelligence, la volonté, l’amour ou les rapports entre l’homme et l’invisible.
Cette configuration donne aux entretiens Payotte un caractère particulier au sein du corpus. La culture et les références apportées par François Payotte fournissent une matière que Bernard de Montréal reprend selon la direction qu’il donne à son propos.
deux approches différentes
François Payotte démarre souvent les séances par un développement, une citation ou une référence. Il aborde aussi bien les mythes grecs que la physique moderne, la philosophie, les traditions religieuses ou la littérature ésotérique. L’humour tient également une place importante dans les échanges.
Mais Bernard de Montréal ne répond pas nécessairement sur le même terrain. Il peut partir d’une référence culturelle pour déplacer la discussion vers le fonctionnement de la pensée, la mémoire ou la conscience.
Dans FP043, François Payotte l’interroge notamment à partir de l’injonction socratique « connais-toi toi-même » et de la question « qui suis-je ? ». Bernard de Montréal répond :
« Je suis capable de répondre aux questions, mais moi, personnellement, je ne suis pas impliqué dans les questions. Qu’on me demande des questions, je vais parler, je vais répondre, mais moi, égoïquement parlant, humainement parlant, je ne suis pas impliqué dans les questions. Si j’étais impliqué dans les questions, je ne pourrais pas donner les réponses. »
Le "troisième cerveau" et la question de la vérité
Le concept de troisième cerveau apparaît dès les premières conférences de la série. Bernard de Montréal distingue le cerveau rationnel, associé à l’analyse et à l’organisation, le cerveau intuitif et un troisième cerveau qui est le cerveau éthérique.
Dans FP001 :
« L’évolution ce sera cette autre période au cours des siècles qui viennent, où l’Homme sera obligé de développer un troisième cerveau […] un troisième cerveau qui fait partie de sa conscience qui n’est pas utilisé consciemment par l’Homme et qui, à cause de ceci, réduit l’Homme à vivre d’une connaissance polarisée. »
À partir du troisième cerveau, Bernard de Montréal aborde également la vérité et remet en cause la recherche dont elle fait l’objet dans la philosophie et la pensée humaine :
« Ce n’est pas la vérité que l’Homme a besoin de savoir. L’Homme a été à la chasse, à la quête de la vérité pendant des siècles […] La seule vérité que l’Homme découvrira c’est la vérité du mensonge. Parce que c’est l’histoire de l’Homme, c’est la nature même du mental de l’Homme. » — FP001
Cette distinction entre vérité, connaissance et savoir revient dans plusieurs entretiens et rejoint une autre notion importante de la série : le mensonge cosmique.
Le mensonge cosmique et les rapports avec l’invisible
Plusieurs entretiens abordent le mensonge cosmique, la médiumnité, le spiritisme, les phénomènes liés aux ovnis ou les différentes formes de spiritualité. Dans FP011, Bernard de Montréal relie notamment la mémoire humaine à l’astral :
« La mémoire de l’Homme aujourd’hui, qui n’est pas une mémoire cosmique, mais une mémoire historique, est en fait l’astral du corps mental inférieur de l’Homme. »
La croyance occupe aussi une place importante dans ces entretiens. La série revient sur le rapport de l’homme aux informations qu’il reçoit et sur sa capacité à ne pas se soumettre aux formes provenant de l’invisible. Dans FP011 :
« Croire est une aberration mentale car cela prédispose à se soumettre à une forme d’intelligence qui subordonne […] À partir du moment où l’Homme reçoit un commandement dans sa vie, il est dans le mensonge cosmique. »
Ces développements rejoignent la question plus générale de l’autonomie de l’homme face aux influences dont il n’identifie pas l’origine.
Intelligence, volonté et amour
Les notions d’intelligence, de volonté et d’amour sont abordées à plusieurs reprises dans toute la série. Bernard de Montréal distingue l’intelligence de l’intellect et de la connaissance acquise par la mémoire. De la même manière, il distingue la volonté du désir ou de l’effort personnel et oppose différentes formes d’amour à ce qu’il désigne comme un principe universel.
Dans FP064, il relie ces trois principes :
« Pour avoir de la volonté, ça prend de l’intelligence ; pour avoir de l’intelligence, ça prend de la volonté ; quand vous avez les deux, vous avez l’amour. L’Homme ne peut pas avoir d’amour, sans volonté, sans intelligence. Donc les deux principes que l’Homme devra développer pour avoir l’amour, c’est la volonté et l’intelligence. »
Les échanges abordent aussi les questions de libre arbitre et de liberté : elles rejoignent celles de l’autonomie, de la personnalité et de la relation entre l’ego et sa source.
Mythes, philosophie et mémoire culturelle
Le labyrinthe, le Minotaure, Icare, Ulysse, Calypso ou la boîte de Pandore sont amenés par François Payotte au cours des échanges. Bernard de Montréal les reprend ces sujets pour parler de la conscience humaine et de son rapport aux formes héritées de la culture.
Dans FP081, consacré au fil d’Ariane, il revient sur le Minotaure :
« Le Minotaure dans son essence est la capitulation de l’Homme devant son esprit […] Viendra un jour dans l’évolution où les Hommes ne pénétreront plus dans la caverne du Minotaure, parce qu’ils sauront, à l’extérieur même de la caverne, que déjà le Minotaure est une relativité qui ennuie l’esprit, mais qui amuse l’ego. »
Une série nourrie par les références de François Payotte
Les 113 entretiens couvrent ainsi un vaste ensemble de sujets. Certaines notions apparaissent dès les premières rencontres et reviennent ensuite sous d’autres angles : le cerveau éthérique, la vérité et le mensonge, la mémoire, la pensée, l’astral, la croyance, l’intelligence, la volonté, l’amour ou la liberté. La diversité des références introduites par François Payotte donne à cette série une place particulière dans le corpus de Bernard de Montréal.






