Psychologie Évolutionnaire

Bernard de Montréal

Psychologie évolutionnaire

Enregistrée entre 1997 et 2003, la série Psychologie évolutionnaire rassemble 150 conférences, de PE001 à PE150. Bernard de Montréal y intervient seul face au public, sans interlocuteur régulier. Les échanges ne disparaissent pas pour autant : les questions viennent de la salle et peuvent orienter une partie de la conférence. Les deux dernières se sont tenues moins de deux semaines avant son décès...

Dès PE001, Bernard explique lui-même ce changement de formule et le choix du nom donné à la série :

« J’ai décidé de faire des conférences en solo pour le public pour donner une chance au public de probablement de me poser des questions. Je ne sais pas si ça va venir, mais je pense que je veux essayer ça cette formule-là. Pour que le public puisse être un petit peu plus près de tout ce matériel-là. […] J’ai intitulé les conférences, “ psychologie évolutionnaire ” parce que je ne voulais pas être limité par des titres, je suis fatigué des titres. »
— PE001

Ce format lui offre un cadre suffisamment large pour aborder la pensée, l’ego, la mémoire, le couple, les rapports avec l’invisible, l’ajusteur de pensée ou encore la genèse du corps morontiel sans enfermer chaque conférence dans un sujet déterminé.

Présentation de la série

PE040 – L’opposition avec l’entité maîtresse

PE040 – L’opposition avec l’entité maîtresse

PE071 – La voix intérieure

PE071 – La voix intérieure

PE104 – Les ailes des mots

PE104 – Les ailes des mots

PE113 – Se dissocier de la pensée humaine

PE113 – Se dissocier de la pensée humaine

PE114 – Être libre de la domination astrale

PE114 – Être libre de la domination astrale

PE119 – Ne pas être satisfait de sa vie

PE119 – Ne pas être satisfait de sa vie

PE131 – L’émerveillement occulte : le miel et le fiel

PE131 – L’émerveillement occulte : le miel et le fiel

PE134 – Créer ou recevoir des magnitudes

PE134 – Créer ou recevoir des magnitudes

PE138 – Conscience prépersonnelle et notion de liberté

PE138 – Conscience prépersonnelle et notion de liberté

Pas de résultat

Une parole en solo

La disparition de l’interviewer modifie la construction des conférences. Bernard de Montréal développe seul son propos, puis répond aux questions de la salle. Certaines de ces questions deviennent le point de départ de développements qu’il n’avait pas préparés.

Il décrit ce mécanisme dans PE003 :

« il y a des questions que les gens ont, qui sont très intéressantes dans ce sens qu’elles me forcent à gruger dans tout ce matériel et comme je ne pense pas, ça force le contact télépathique à s’ouvrir et à nous amener à des constats très, très intéressants »
— PE003

Cette absence de préparation intellectuelle rejoint ce qu’il expliquait déjà dans les séries antérieures sur sa manière de parler, télépathique. La question ne sert pas seulement à demander une réponse : elle peut déclencher l’information et déplacer la conférence vers un autre aspect du sujet.

La formule solo donne ainsi davantage de latitude à Bernard de Montréal tout en maintenant une interaction avec ceux qui l’écoutent.

Une psychologie sans passé

Le choix de l’expression « psychologie évolutionnaire » marque aussi une prise de distance avec les cadres existants. Dans PE001, Bernard la définit comme une exploration du mental qui ne relève ni de la philosophie, ni de la psychologie fondée sur la pensée réfléchie, ni de la théologie, de la métaphysique ou des formes contemporaines de l’ésotérisme et de l’occultisme :

« la psychologie évolutionnaire c’est un processus d’exploration de la multidimensionnelle de son mental universel, donc c’est illimité cette affaire-là […] on est en dehors de la philosophie pis des systèmes réflectifs, on sera en dehors de la psychologie pensante, on sera en dehors de la théologie, de la métaphysique puis des formes obscures de l’ésotérisme et de l’occultisme contemporain »
— PE001

Il avait déjà annoncé lors d'entretiens avec Daniel Ménard cette nouvelle orientation, plus proche du quotidien.

Dans PE032, il revient sur cette absence de référence à un système antérieur :

« Pourquoi j’ai appelé la psychologie dont on parle, psychologie évolutionnaire ? Parce que c’est une psychologie qui n’a pas de passé. Elle n’a pas de passé ! Ça veut dire quoi ça une psychologie qui n’a pas de passé ? Ça veut dire que l’homme, un homme conscient n’a pas de passé ; il vit dans un instant, il vit dans une conscience créatrice […] La psychologie évolutionnaire, c’est une psychologie de pointe […] ça ne sera jamais évalué par les universités »
— PE032

La pensée constitue l’un des grands axes de cette psychologie. Bernard de Montréal remet en cause l’idée selon laquelle l’ego produit lui-même ses pensées et oppose la pensée subjective, liée à la mémoire, à un rapport télépathique à la pensée. Cette distinction engage directement la question de l’identité : tant que l’ego se considère comme l’auteur de ce qu’il pense, il ne peut pas discerner ce qui agit sur son mental.

De la croyance au rapport avec l’invisible

La remise en question de la pensée conduit à celle des rapports que l’être humain entretient avec l’invisible. Bernard de Montréal revient sur l’ajusteur de pensée, le double et la source, mais refuse que cette relation soit fondée sur la soumission.

Dans PE051, il décrit le changement recherché en opposant un rapport vertical à un rapport horizontal :

« le lien entre l’ajusteur de pensée doit cesser d’être vertical, il doit devenir horizontal. Et éventuellement l’homme doit reprendre sa place dans le schéma de création, c’est-à-dire qu’il doit cesser d’être une créature et devenir un créateur »
— PE051

La croyance devient alors un problème central. Ne pas adhérer à une religion ou à une doctrine n'est plus suffisant : l’homme doit aussi cesser de croire ce qui lui vient de l’invisible.

« Si vous me demandez : Quelle est la différence entre l’involution et l’évolution ? Je vous dirais : Dans l’involution, l’homme a cru ; dans l’évolution, l’homme rejettera la croyance de manière absolue. En rejetant la croyance de manière absolue, l’homme sera obligé de vivre absolument sa conscience »
— PE068

Cette position vaut aussi pour l’instruction elle-même. La conscience ne peut pas être remplacée par l’adhésion à une parole, à un groupe ou à celui qui la transmet.

Une conscience qui ne peut pas devenir collective

Bernard de Montréal met régulièrement en garde contre la formation de groupes organisés autour d’une doctrine ou d’une personnalité. Dans PE004, il en explique le lien avec le développement de la conscience :

« le développement de la conscience évolutionnaire... l’homme va devoir faire attention à une chose, et c’est de ne pas créer de secte […] Une secte c’est un amalgame de consciences qui manquent d’identité »
— PE004

L’autonomie de l’individu occupe donc une place importante dans la série. Elle concerne son rapport aux autres, mais également à ses propres pensées, à l’autorité, aux événements et à l’invisible.

Mais l'autonomie n'est jamais un état acquis une fois pour toutes. Dans PE145, Bernard parle plutôt d’une « culture intérieure » :

« la conscience ce n’est pas simplement un phénomène psychologique, ce n’est pas simplement un état d’esprit, la conscience c’est une culture intérieure qui est infinie »
— PE145

Cette formulation ramène la conscience à la vie elle-même : aux relations, au travail, aux décisions, au stress, à la santé et à la manière dont l’individu compose avec les événements.

L’homme, la femme et le couple

Les rapports entre l’homme et la femme occupent aussi une place importante dans cette série. Bernard de Montréal aborde la domination masculine, la dépendance affective ou matérielle, l’autonomie de la femme et les conditions nécessaires à un couple qui ne repose plus sur les anciens rapports de force.

Dans PE017, il résume cette transformation par deux exigences :

« Dans l’évolution, le couple sera totalement libre de la domination et ça fera d’ailleurs partie de l’évolution du couple, de la femme et de l’homme de ne pas être dominés […] Donc pour qu’un homme puisse former un couple avec une femme qui devient de plus en plus forte, il faut que lui devienne de plus en plus intelligent. […] L’homme devra devenir intelligent et la femme devra devenir autonome »
— PE017

Il revient encore sur la domination dans PE141 :

« C’est toujours de la connerie qui sépare l’homme et la femme, et la connerie de l’homme est fondée sur sa domination… L’homme domine la femme puis il ne s’en rend même pas compte […] La femme en a ras le bol de se faire dominer. Et plus elle va être consciente et pire ça va être »
— PE141

Le couple devient ainsi un terrain concret sur lequel se manifestent des questions présentes dans toute la série : l’identité, l’autorité, l’émotivité, l’intelligence et l’autonomie.

De la conscience psychologique à une autre condition de l’homme

La Psychologie évolutionnaire reprend de nombreux thèmes présents dans les décennies précédentes de l’instruction de Bernard de Montréal, mais les rassemble sous un intitulé qu’il veut dégagé des systèmes de pensée et des catégories antérieures.

La pensée et son origine, la mémoire, la croyance, les rapports avec l’invisible, l’ajusteur de pensée, le couple, l’autonomie et la conscience individuelle sont abordés à partir d’une question centrale : qu’advient-il de l’être humain lorsque son rapport à lui-même et à sa pensée cesse de reposer sur les mécanismes psychologiques de l’involution ?

À cette transformation, Bernard de Montréal associe également une dimension qui dépasse la vie matérielle : la genèse du corps morontiel et la possibilité pour l’homme de ne plus retourner dans le monde astral après la mort physique. Cette question prolonge le changement de rapport avec l’invisible développé dans l’ensemble de la série.

Les 150 conférences ne constituent donc pas un traité construit chapitre après chapitre. Bernard de Montréal l’indique dès PE001 en refusant d’être « limité par des titres ». Les sujets changent, les questions du public interviennent et certains thèmes reviennent sous des angles différents. C’est dans cette forme ouverte que se développe ce qu’il a choisi, à partir de 1997, de nommer psychologie évolutionnaire.