Série Communications (Séminaristes)
Bernard de MontréalLes communications aux séminaristes
Les Communications de Bernard de Montréal, également connues sous le nom de Séminaristes, forment une série d’enregistrements réalisés en solo, sans public ni interlocuteur. Cette configuration les distingue des conférences publiques et des nombreux échanges enregistrés dans lesquels une question, une réaction ou la présence d’un interlocuteur créent une dynamique différente.
Ici, Bernard de Montréal développe seul le sujet annoncé, selon un rythme généralement posé et continu. La diversité des titres est importante : le doute, la culpabilité, l’inquiétude, le couple, le travail, l’argent ou la peur côtoient l’âme, l’esprit, le plan astral, la fusion, le supramental, les hommes en noir, le Triangle des Bermudes ou les êtres du centre de la Terre. Les Communications passent ainsi de situations très ordinaires de l’expérience humaine à des questions touchant directement à la structure de la conscience et à l’invisible.
Cette diversité pourrait donner l’impression d’une collection de sujets indépendants. L’écoute de la série fait au contraire apparaître des mécanismes et des concepts qui circulent d’un enregistrement à l’autre. Un thème particulier devient souvent le point d’entrée permettant d’examiner plus largement les rapports entre l’ego, la pensée, l’émotion, la mémoire, l’âme, l’esprit, la volonté ou l’intelligence.
BERNARD DE MONTRÉAL PARLE SEUL
La forme particulière des Communications n’est pas seulement perceptible à l’écoute. Bernard de Montréal donne lui-même une indication sur la fonction qu’il attribue à ces enregistrements. Dans C.012B, il explique :
« l’enregistrement est fait de telle sorte que chacun de vous puisse avec le temps, entreprendre d’enregistrer dans son esprit, certaines vibrations qui l’amèneront petit à petit, graduellement, de façon très délicate, à subir le passage de l’énergie de l’esprit supramental, vers le plan du mental inférieur ».
L’écoute répétée intervient donc elle-même dans le processus qu’il décrit. Les mots transmettent un contenu, mais la parole ne se réduit pas à leur signification.
« (...) la parole est l’esprit dans les mots… la parole produit chez l’homme ce que les mots doivent créer, c’est-à-dire le choc ». C.045A
Cette conception permet de mieux comprendre la forme des Communications. Sans questions successives imposant des changements de direction, un même sujet peut être développé dans sa continuité. Bernard de Montréal revient sur une idée, la déplace, l’articule à d’autres mécanismes et développe ainsi le sujet bien au-delà de son point de départ.
La distinction entre communication et information, développée notamment dans C.053A, prolonge cette conception de la parole : au-delà du sens véhiculé par les mots, Bernard de Montréal distingue l’information qui passe par leur support de ce qui est transmis à travers eux.
Du quotidien aux mécanismes de la conscience
Une grande partie des Communications part de situations ou d’états que chacun peut reconnaître dans son expérience : le doute, la culpabilité, l’inquiétude, la frustration, le découragement, la susceptibilité, le regret, l’insécurité, l’ennui, la peur, la jalousie ou encore la haine contre soi-même.
Bernard de Montréal ne les traite cependant pas comme des thèmes de psychologie. Ils servent à examiner les rapports entre la pensée, l’émotion, la mémoire et l’impression qu’a l’ego d’être à l’origine de ce qui se produit en lui.
Ainsi, dans C.001A, il donne la définition du doute :
« (le doute, c'est) la séparation entre votre esprit et l’esprit universel… la polarité dans votre esprit créé par vos émotions et vos pensées personnelles ».
La culpabilité est abordée dans C.002A à partir de la même remise en question des références psychologiques et morales de l’ego. L’inquiétude, dans C.002B, conduit à interroger directement le rapport de l’homme à ses pensées et l’impression qu’il en serait l’auteur.
Cette mécanique ne reste pas cantonnée aux états intérieurs. Elle est appliquée aux relations humaines, au couple, à la sexualité, au travail, à la carrière, à l’argent, à l’amitié, aux rapports entre hommes et femmes ou encore à l’emploi du temps. Des aspects très matériels de l’existence deviennent ainsi des terrains où se manifestent les mêmes rapports entre personnalité, mémoire, émotion, volonté et intelligence.
C’est aussi dans ce contexte que Bernard de Montréal distingue la souffrance psychologique de la souffrance vibratoire. Dans C.013A, il formule cette distinction de manière particulièrement directe :
« la souffrance est vibratoire. Rendu à un certain moment c’est plus psychologique, la souffrance, c’est vibratoire ».
Un sujet peut commencer avec une expérience extrêmement ordinaire et conduire à une mécanique qui dépasse complètement le cadre psychologique dans lequel cette expérience aurait habituellement été interprétée.
L’invisible abordé sans registre de croyance
À côté de ces questions quotidiennes, certaines Communications abordent frontalement des sujets qui relèvent de l’occulte, de phénomènes inexpliqués ou de réalités invisibles : le plan astral, la divination, les formes de révélation, l’envoûtement, les forces irrationnelles, les êtres du centre de la Terre, le Triangle des Bermudes, les hommes en noir, le Yéti ou différentes formes de matérialisation.
Dans C.003B, consacré au plan astral, Bernard de Montréal pose une règle qui éclaire la manière dont ces sujets doivent être reçus :
« ne rien croire veut dire : ne jamais être affecté émotivement, ni mentalement, par aucune forme, quelle que soit la forme ».
C'est essentiel. Les Communications peuvent contenir des descriptions extrêmement précises de phénomènes ou d’entités que l’auditeur ne peut pas vérifier par son expérience immédiate. Pourtant, l’instruction ne lui demande pas d’adopter ces descriptions comme un nouveau système de croyances.
Les exposés consacrés au Triangle des Bermudes (C.004A), aux hommes en noir (C.004B), au Yéti et à la matérialisation (C.006B) ou aux êtres du centre de la Terre (C.056A) prennent alors une autre place dans l’ensemble. Leur caractère spectaculaire ne doit pas masquer le mécanisme auquel Bernard de Montréal revient : la relation de l’ego à une forme susceptible de l’impressionner, de l’attirer, de lui faire peur ou de prendre autorité sur son mental.
L’occulte devient lui aussi un terrain sur lequel se pose la question du discernement et de l’autonomie de l’homme face à ce qui lui est extérieur.
De l’ego psychologique à une autre organisation de la conscience
À travers des sujets extrêmement différents, Bernard de Montréal revient sur les mêmes composantes et mécanismes, abordés sous des angles différents dans les Communications : le rapport de l’ego à la pensée, le rôle de l’âme et de la mémoire, l’esprit, la volonté, l’intelligence, le double ou encore la fusion. Ces notions se croisent dans sa description des transformations de la conscience humaine.
La distinction entre l’esprit et le double en fournit un exemple. Elle est développée notamment dans C.048B, où Bernard de Montréal formule :
« Ce n’est pas l’esprit qui est l’homme. L’esprit est esprit. Le double est homme cosmiquement parlant et le matériel est l’homme, la forme humaine de l’homme dans la matière ».
Ailleurs, le même travail de différenciation porte sur la volonté subjective et la volonté réelle (C.013A et C.013B), l’ego voilé et l’ego réel (C.059A), la conscience expérimentale (C.021B), le développement de l’identité (C.052A) ou encore la dépersonnalisation du mental (C.067B).
La diversité des titres ne correspond donc pas à une juxtaposition de sujets indépendants. Ils abordent sous des angles différents la transformation du rapport de l’homme à ce qu’il pense, ressent et croit être.
Le doute peut ainsi conduire à la question de la pensée ; l’inquiétude à celle de l’origine de la pensée ; la culpabilité au poids de la mémoire et des valeurs ; la volonté à la distinction entre volonté subjective et volonté réelle ; l’identité à la relation entre ego, âme et esprit. Les sujets changent, mais les mécanismes reviennent.
La série peut donc être explorée transversalement autant qu’être écoutée dans son ordre.
Une série aux multiples portes d’entrée
Comme souvent avec le matériel de Bernard de Montréal, il n’existe pas une seule manière d’y entrer.
Un auditeur peut commencer par une question qui touche directement son expérience — Le doute, La culpabilité, La vie de couple, Le travail, L’argent, La peur, L’insécurité — et rencontrer les concepts plus larges de l’instruction.
Un autre peut entrer par Le plan astral, L’esprit, Le supramental, Le phénomène de la fusion ou La conscience future de l’homme et découvrir que ces notions sont ramenées aux réactions et aux conditions concrètes de l’ego.
D’autres encore pourront partir des sujets les plus inhabituels de la série. Là aussi, ils retrouveront les mêmes questions de croyance, de peur, d’émotivité, de discernement, d’influence et de rapport de force avec l’invisible.
C’est cette circulation permanente entre l’expérience immédiate de l’homme et une mécanique beaucoup plus vaste de la conscience qui donne aux Communications leur cohérence malgré la grande diversité de leurs titres.
Leur forme en solo accentue cette continuité. Sans dialogue à suivre ni question d’un interlocuteur à résoudre, chaque enregistrement laisse le sujet se développer jusqu’aux ramifications que Bernard de Montréal lui donne. Certaines Communications restent très proches de l’expérience quotidienne ; d’autres s’en éloignent considérablement. Mais de l’une à l’autre se construit un même vocabulaire permettant d’aborder la pensée, l’émotion, l’ego, l’âme, l’esprit, l’intelligence, la volonté et l’évolution de la conscience sous des angles toujours différents.
La page sera enrichie progressivement de nouvelles Communications.